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Gino Odjick ne sera jamais oublié

Agence QMI

Publié | Mis à jour

L’ancien hockeyeur Gino Odjick, décédé dimanche à l’âge de 52 ans, a marqué beaucoup de gens l’ayant rencontré au fil des ans et il a représenté une source d’inspiration pour les jeunes issus des Premières Nations aspirant à faire leur place dans la société d’aujourd’hui.

Natif de la réserve algonquine Kitigan Zibi Anishinabeg, près de Maniwaki, l’ex-homme fort des Canucks de Vancouver et du Canadien de Montréal, entre autres, a réalisé un long parcours dans le hockey, écopant de 2567 minutes de pénalité en 605 matchs de saison régulière de la Ligue nationale, duels répartis entre 1990-1991 et 2001-2002. Aussi, les athlètes autochtones s’étant démarqués dans le sport professionnel comme Odjick demeureront un modèle à suivre pour les générations suivantes.

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Parmi ceux s’en inspirant, il y a le défenseur Ethan Bear, qui a d’ailleurs vécu une soirée très particulière, dimanche. Pendant que la nouvelle du décès de l’ancien numéro 29 des Canucks était diffusée par les médias, l’arrière du club a hanté les Hurricanes de la Caroline en inscrivant un but à leurs dépens dans un gain de 4 à 3 en fusillade à Raleigh. Le patineur avait été échangé par les «Canes» le 28 octobre et certains diront qu’il a obtenu l’aide divine d’Odjick.

Car il faut dire que les deux hommes s’étaient rencontrés, à la demande du Québécois, quatre jours avant la transaction expédiant Bear à Vancouver. Celui-ci est originaire de la réserve Ochapowace, située dans l’est de la Saskatchewan, et il a pu en connaître davantage sur son interlocuteur durant leur entretien. Conséquemment, il n’est pas demeuré insensible quand l’un des responsables de l’équipement, Brian Hamilton, l’a informé de la mort d’Odjick au terme de la partie.

«J’avais les yeux quelque peu rougis par les larmes après ça, a-t-il admis au réseau Sportsnet. Ce fut réellement émotif et difficile. [...] Tout le monde savait en grandissant qui était Gino Odjick. Il a été vraiment l’un des premiers joueurs des Premières Nations à tracer la voie pour nous. Quand vous perdez une légende comme lui, quelqu’un ayant eu une influence importante sur nos communautés, c’est dur à accepter.»

«Il m’envoyait des messages pour me motiver. Si je faisais bien ou qu’il fallait m’améliorer, il était là pour prodiguer ses conseils. Dans cette ligue, c’est tout ce que vous demandez. Chaque jour, vous tentez de progresser, mais certains sont plus difficiles que d’autres. C’était bien de compter sur quelqu’un pour vous superviser, vous encourager», a-t-il ajouté.

La coïncidence entre cette triste mort et le but de Bear est évidente à ses yeux. «C’est pour cela que je pleurais. C’est comme si, d’une certaine manière, je ne pouvais pas y arriver seul. Dans ce monde, tout arrive pour une raison précise», a-t-il considéré.

Perte immense pour les Canucks

Aux prises avec une condition médicale, l’amylose cardiaque, ayant hypothéqué son espérance de vie, Odjick est parti trop jeune et pour de nombreuses personnes dans le milieu du hockey, il aura marqué les esprits.

«Je sais qu’il s’agit d’un jour triste pour la population de la Colombie-Britannique et les partisans des Canucks. Il représentait une partie importante du club et nous allons le manquer, a précisé l’entraîneur-chef Bruce Boudreau après le triomphe des siens. Nous avons vécu une belle soirée ici, mais il s’agit aussi d’un moment triste pour les amateurs. Nous avons perdu un grand de l’équipe, possiblement l’un des plus importants, et pas à cause de ses buts, mais plus à cause de sa popularité. Il effectuait ce qu’il devait accomplir. Lorsqu’il jouait, son boulot était ardu.»