Félix Séguin

La fois où Kristopher Letang avait démontré beaucoup d’empathie

La fois où Kristopher Letang avait démontré beaucoup d’empathie

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 01 décembre 2022
Mis à jour 01 décembre 2022

La nouvelle sur l’état de santé de Kristopher Letang a ébranlé le monde du hockey. Le Québécois est apprécié et son talent est reconnu à travers la ligue.

Puisqu’il s’agit de son deuxième accident vasculaire cérébral, nous avons craint que sa carrière soit compromise. Heureusement, Letang n’aura aucune séquelle et il pourra revenir au jeu prochainement.

Nous lui envoyons nos pensées positives pour la suite des choses. Il mérite qu’on se fasse du souci pour lui.

Ce pépin de santé m’a rappelé une histoire dans laquelle Letang avait aidé mon collègue Patrick Lalime.

Voici l’anecdote.

Nous sommes en finale de la Coupe Stanley en 2017. Les Penguins de Pittsburgh se mesurent aux Predators de Nashville, mais Letang ne joue pas parce qu’il est blessé et sa saison est terminée depuis un certain temps. Cela ne l’empêche pas d’être dans l’entourage de l’équipe. Mes collègues et moi le croisons régulièrement et nous lui parlons souvent.

La finale prend donc son envol à Pittsburgh. Après le premier match, Patrick ne va pas bien du tout. Il a des problèmes de santé et il y a quelque chose qui cloche. La veille du match no 2, l’état de santé de Patrick se détériore et il a absolument besoin d’aller à l’hôpital.

Je décide alors d’appeler Kristopher afin qu’il aide Patrick. Sans hésiter, Kristopher fait quelques appels, si bien que Patrick est attendu par le médecin des Penguins à l’hôpital de Pittsburgh. Patrick reçoit les soins nécessaires et obtient son congé de l’hôpital aux petites heures du matin.

Démontrant beaucoup de compassion et d’empathie à l’endroit de Patrick, Kristopher s’informait continuellement via des textos de l’état de santé de Patrick durant son passage à l’hôpital. Le lendemain, il m’a appelé parce qu’il voulait savoir si Patrick était stable.

Lorsque je l’ai croisé lors de l’entraînement le matin du match no 2, je me souviens de lui avoir dit qu’il avait été d’une grande générosité. «Tu as été un champion du monde», avais-je dit.

À ce moment-là, Kristopher se souvenait sûrement de ses ennuis de santé, c’est-à-dire de son premier accident vasculaire cérébral qu’il avait subi trois ans auparavant. Ce que Kristopher a fait comme démarche et suivi en 2017 reflètent beaucoup le genre de personne qu’il est.

Bonne chance Kristopher. Nous avons hâte de te revoir en action.