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Martin St-Louis veut une «nouvelle mentalité»

Photo portrait de Mathieu Boulay

Mathieu Boulay

2022-11-30T02:37:39Z
2022-11-30T03:12:19Z

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Les unités spéciales, c’est le nerf de la guerre dans la LNH. On en a eu un bel exemple, mardi soir, au Centre Bell.

Le Canadien a été blanchi à six occasions en supériorité numérique en route vers une défaite de 4-0 contre les Sharks de San Jose.

C’est la deuxième fois en une semaine que ça se produit. Il avait aussi mordu la poussière à six reprises lors de sa défaite cuisante contre les Sabres de Buffalo.

Ce premier revers en trois matchs a mis en lumière une des lacunes récentes de l’équipe de Martin St-Louis depuis le début de la saison. La première unité d’avantage numérique commence à être prévisible.

Suzuki est le chef d’orchestre. Caufield se place pour obtenir un tir sur réception. Les autres joueurs tentent de rejoindre Caufield de toutes les façons possibles pour surprendre l’adversaire.

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On peut dire que l’effet surprise s’est estompé depuis quelques matchs.

Les autres équipes ont étudié leurs habitudes et ça parait. Ils surveillent étroitement Caufield même s’il est isolé sur la patinoire.

C’était encore plus flagrant contre les Sharks qui sont au premier rang de la LNH en désavantage numérique. Les Californiens n’ont laissé aucune marge de manœuvre au duo Suzuki-Caufield à l’exception d’une chance de marquer en première période. Leur carré défensif était très agressif sur le porteur de la rondelle. Ce dernier avait peu de temps pour prendre ses décisions.

Il est peut-être temps pour Alex Burrows, le responsable de l’avantage numérique, de brasser la soupe. On devrait mieux exploiter un Sean Monahan qui est posté devant le filet. C’est son bureau depuis le début de sa carrière.

«Les défenseurs étaient très agressifs sur moi, a souligné Nick Suzuki. On tentait d’avoir une meilleure position lorsque la rondelle se retrouvait en bas de zone. On a eu assez de chances de marquer pour enfiler l’aiguille.»

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Puis, lorsqu’ils avaient une opportunité de lancer, ils avaient un joueur des Sharks devant eux. Avec 28 lancers bloqués, dont neuf par Nick Bonino et Marc-Édouard Vlasic, ils ont réussi à ennuyer les jeunes attaquants du Canadien.

Arrêter la chaise musicale

On a vu Arber Xhekaj sur la galerie de presse. Le jeune homme ne mérite pas de se retrouver à cet endroit. Même chose pour la qualité de son jeu.

Il faut maintenant se poser la question suivante : la chaise musicale avec les jeunes défenseurs tire-t-elle à sa fin ?

On peut penser que non. Avec les nombreux voyages dans les prochaines semaines, Martin St-Louis voudra avoir toutes ses ressources sous la main en cas de blessures ou de mauvaises performances.

Par contre, il est temps d’avoir un peu de stabilité en utilisant la même formation pour quelques matchs.

Celui qui le remplaçait, Jordan Harris, n’a pas connu un mauvais match. Il n’a pas assez mal joué pour perdre sa place en prévision de la première rencontre dans l’Ouest canadien.

Gros voyage

À compter de jeudi, le Tricolore amorce un voyage de quatre matchs sur la route. Ils joueront à Calgary, Edmonton, Vancouver et Seattle.

Ces quatre rencontres pourraient être déterminantes pour la suite des choses. Martin St-Louis aimerait avoir au moins deux victoires, mais ce ne sera pas facile.

Pour obtenir ce résultat, les vétérans devront mettre les bouchées doubles. Nick Suzuki et Cole Caufield ont besoin d’aide à l’attaque.

Des joueurs comme Josh Anderson et Brendan Gallagher devront produire davantage. Dans le cas d’Anderson, il a tendance à disparaître lors de certains matchs. Pour ce qui est de Gallagher, l’effort est au rendez-vous, mais la chance l’est un peu moins.

Il sera aussi intéressant de voir l’utilisation des gardiens par St-Louis. Est-ce qu’on pourrait voir Samuel Montembault pour la moitié des rencontres? Ce n’est pas impossible.

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