Crédit : AFP

Coupe du monde 2022

L'Iran surprend le pays de Galles dans les arrêts de jeu

Publié | Mis à jour

Les Iraniens, qui ont cette fois chanté du bout des lèvres leur hymne national, ont savouré une victoire de 2 à 0 contre le pays de Galles, vendredi au Stade Ahmed Ben Ali, à la Coupe du monde de soccer.

Après avoir subi une dégelée de 6 à 2 contre l'Angleterre, l’Iran s’est hissé à la deuxième place du groupe B et dans la course aux huitièmes de finale, avec trois points, avant d'affronter les États-Unis, mardi. La dernière fois que ces deux nations ont croisé le fer en Coupe du monde, en 1998, les Iraniens avaient causé une onde de choc en l’emportant 2 à 1.

Les amateurs iraniens ont peut-être motivé les représentants de leur pays grâce à leurs encouragements bruyants, car ceux-ci ont dominé la rencontre. Ils ont toutefois dû attendre la 98e minute avant d’en récolter les fruits, lorsque Roozbeh Cheshmi a enfilé l’aiguille d'une frappe magnifique. Ramin Rezaeian a scellé l’issue de la rencontre trois minutes plus tard après un contre.

«Il faut remercier nos joueurs, ils méritent le respect et d'être respectés. Nous jouons pour les partisans», a affirmé l'entraîneur-chef de l'Iran, Carlos Queiroz, originaire du Portugal.

Un premier rouge

Le premier carton rouge du tournoi, décerné au gardien gallois Wayne Hennessey à la 86e pour une sortie dangereuse devant Mehdi Taremi, a bien aidé l'Iran, tout comme le retour en tant que titulaire de son attaquant vedette Sardar Azmoun.

C'est lui qui s'est montré le plus dangereux, notamment quand il a frappé le poteau avant de reprendre de la tête une frappe d'Ali Gholizadeh qui avait heurté l’autre tige métallique, à la 51e.

Avant cela, il était passé à un cheveu de marquer sur un centre à bout portant et avait mis la table pour une réussite de Ali Gholizadeh à la 15e minute, avant que le but ne soit refusé en raison d’un hors-jeu. Malgré cet avertissement, le pays de Galles n'a jamais su inverser le cours du match.

Avec un seul point, les Gallois se trouvent dans le pétrin avant d'affronter mardi l'Angleterre. Les «Three Lions» pourraient se qualifier dès vendredi en cas de victoire contre les Américains.

- Pour revenir à l'hymne national, le onze iranien l'a entonné timidement après avoir resté muet à la même occasion lors de son duel contre l'Angleterre, en soutien aux victimes des manifestations dans son pays. Cette fois, il pourrait avoir été refroidi par l'arrestation, jeudi, de Voria Ghafouri, ancien international iranien ayant soutenu les manifestations contre le pouvoir en place.

-Avec l’AFP