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Coupe du monde 2022

Ronaldo, historique dans le gain du Portugal

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Cristiano Ronaldo est entré jeudi dans l'histoire de la Coupe du monde en marquant lors de cinq éditions différentes, mais le Portugal a souffert pour mettre au pas un Ghana combatif (3-2) pour son premier match au Qatar.

Toujours assoiffé de buts à 37 ans, Ronaldo a ouvert la marque contre le Ghana (3-2) en transformant un penalty à la 65e minute.

Ronaldo, qui vient de rompre d'un commun accord son contrat avec Manchester United après une dispute publique au lance-flamme, assure que ce feuilleton «n'ébranlera pas» sa sélection. Et il en a apporté une première preuve.

Déjà meilleur buteur de l'histoire du football de sélections, statut qu'il a conforté jeudi (il en est à 118 buts en 192 capes), il a ajouté un nouveau chapitre à sa légende déjà grande.

«Ronaldo est un phénomène. Dans 50 ans, on continuera à parler de lui», a salué le sélectionneur portugais Fernando Santos, après cette victoire à l'arraché. 

Le penalty accordé à «CR7» a été qualfié de «cadeau» de l'arbitre par son homologue du Ghana Otto Addo. Joao Felix (78e) et Rafael Leao (80e) ont marqué les deux autres buts portugais. 

Pas certain, en revanche, qu'on se souvienne aussi longtemps de la prestation des Portugais dans leur ensemble. Sans être vraiment mis en danger, ils ont concédé deux buts au Ghana. De quoi faire planer le suspense jusqu'au bout.

Mais l'essentiel est sauf avec une victoire initiale et la première place du groupe H après le nul entre l'Uruguay et la Corée du Sud (0-0).

Richarlison force le verrou serbe 

Plus tard dans la journée, un doublé en seconde période de l'avant-centre Richarlison a permis au Brésil de s'imposer 2 à 0 après avoir longtemps buté sur une défense serbe héroïque lors de l'entrée en lice des deux équipes à Doha.

La Seleçao prend ainsi à la différence de buts la tête du groupe G, à égalité de points avec la Suisse, victorieuse du Cameroun 1-0 en début d'après-midi. Brésiliens et Suisses seront opposés lundi lors de la deuxième journée.

Dans le stade de Lusail où sera jouée la finale, le 18 décembre, le Brésil a d'entrée pris le jeu à son compte, avec un Neymar très actif et ne ménageant pas non plus ses courses défensives, jusqu'à son remplacement à la 80e, apparemment touché à un pied.

Une heure durant, la défense serbe et ses grands gabarits, remarquablement placés devant l'excellent gardien Vanja Milinkovic-Savic, ont pourtant mis en échec les nombreuses tentatives adverses.

Car le Brésil a très nettement dominé cette rencontre (24 tirs à 4 sur l'ensemble du match selon les statistiques de la Fifa) et a largement mérité sa victoire.

En première période, la formation de Tite s'est procuré trois grosses occasions de but. La première à la 27e minute, mais le géant Milinkovic-Savic est sorti victorieusement dans les pieds de Vinicius Jr, idéalement lancé par Thiago Silva, le capitaine auriverde.

Puis Raphinha s'est à son tour retrouvé seul face au but serbe après un une-deux avec Paqueta, mais sa frappe trop molle du gauche a été captée par le gardien du Torino (35e). 

Six minutes plus tard c'est Vinicius, alerté par Casemiro, qui a semblé bien près d'ouvrir la marque en profitant d'une erreur de Nikola Milenkovic, mais ce dernier s'est racheté en revenant contrer in extremis le tir de l'attaquant du Real Madrid (41e). 

L'on se demandait alors combien de temps encore la défense serbe allait tenir face à ces vagues d'attaques jaunes et vertes. Une domination outrageuse, au point que les hommes de Dragan Stojkovic n'ont pas réussi à placer un seul tir cadré au cours des 45 premières minutes !

Quel but!

Le scénario se répétait dès l'entame de la seconde période et Raphinha, après avoir chipé le ballon à Nemanja Gudelj, se voyait une nouvelle fois mis en échec par Milinkovic-Savic (46e).

Neymar, lui, s'est vu offrir une belle occasion avec un coup franc sifflé à distance idéale pour une faute sur lui-même, mais sa frappe a été détournée par le mur serbe (49e).

Après une frappe d'Alex Sandro sur le bas du montant droit du but adverse, le Brésil a fini par trouver l'ouverture et la délivrance par son avant-centre Richarlison, qui a envoyé dans le but un ballon repoussé dans ses pieds par Milinkovic-Savic sur une frappe de Vinicius Jr (63e) lancé par Neymar.

Obligés dès lors de se découvrir les Serbes parvenaient à se montrer dangereux notamment sur des corners mais s'exposaient aux contres brésiliens.

Et sur l'un d'eux, l'attaquant de Tottenham s'offrait un doublé et libérait les siens d'un enchaînement contrôle du gauche-frappe du droit en rotation (73e). Splendide!

Le score en restait là malgré une nouvelle frappe de Gabriel Jesus sur la transversale (81e).

Le Brésil peut être rassuré par cette entrée en matière, face à un adversaire qui était déjà dans sa poule lors du Mondial 2918 en Russie. La Serbie, elle, devra montrer plus d'allant offensif si elle souhaite enfin franchir le cap des poules, après ses échecs en 2010 et 2018.

La Suisse l'emporte

Malmenée pendant 45 minutes, la Suisse a finalement pris le dessus 1-0 sur le Cameroun pour le premier match de la poule G du Mondial, grâce à un but de Breel Embolo, né au Cameroun mais ayant fait le choix sportif de la «Nati».

Dès l'entame, on a pourtant vu les Camerounais bien en place, solides derrière et tactiquement organisés pour empêcher la Suisse de jouer en profondeur, avec André-Frank Anguissa, le milieu du Napoli, omniprésent dans l'entre-jeu. 

Il n'a pas fallu 10 minutes pour que les «Lions Indomptables» se créent leur première occasion, lorsque Bryan Mbeumo a été lancé en profondeur depuis son propre camp dans le dos de la défense. Il a fait le choix de tenter sa chance, alors qu'Eric Maxim Choupo-Moting était au centre, mais le gardien de la Nati Yann Sommer a réussi sa première parade de la partie.

Quatre minutes plus tard, l'avant-centre du Bayern se retrouvait lui aussi seul face à Sommer, et perdait son duel. 

Les Suisses, impuissants dans le jeu, n'arrivaient alors pas à mettre la défense camerounaise hors de position. Une tête non cadrée de Nico Elvedi sur corner (40e) aura été finalement leur action la plus dangereuse en première période.

Le Cameroun, lui, dominait les débats et se montrait dangereux à chaque situation de contre. 

Uruguay et Corée du Sud restent muets

Malgré la présence des buteurs Luis Suarez et Son Heung-min, l'Uruguay, quart de finaliste de la dernière édition, et la Corée du Sud ont fait match nul 0-0 lors de leurs débuts dans le Mondial-2022 au Qatar (groupe F), jeudi au stade d'Al-Rayyan.

Auteur d'un doublé lors du huitième de finale qui avait opposé les deux équipes au Mondial-2010 (2-1), Luis Suarez est cette fois resté muet. Lors de ce match équilibré et animé malgré l'absence de buts, le capitaine de la Celeste, âgé de 35 ans, a même été très discret et remplacé à la 64e minute par Edinson Cavani, 35 ans également.

Touché à la cheville droite trois semaines avant le Mondial, l'ancien avant-centre du Paris SG et Manchester United, désormais à Valence, avait débuté sur le banc.

Victime d'une fracture à l'oeil gauche lors d'une rencontre de Ligue des champions contre Marseille début novembre, l'attaquant vedette de la Corée du Sud, Son Heung-min, était lui bien titulaire. Opéré récemment, l'attaquant de Tottenham portait un masque de protection.

Très en vue au Real Madrid depuis le début de la saison (8 buts et 4 passes décisives) Federico Valverde s'est procuré la première occasion uruguayenne après une entame dominée par les Sud-Coréens, mais sa tentative est passée au-dessus de la cage sud-coréenne (19e). 

L'attaquant de Liverpool Darwin Nunez, trompé par le rebond, a lui manqué sa reprise (22e), puis n'a pu conclure un contre après une passe mal dosée de Mathias Olivera (27e).

Les Sud-Coréens ont répliqué par l'ancien attaquant des Girondins de Bordeaux Hwang Ui-Jo, tout seul face au but de Sergio Rochet, mais incapable de trouver le cadre (34e).

L'action la plus dangereuse est finalement venue d'un défenseur, Diego Godin. Du haut de ses 36 ans, le plus capé des Uruguayens (160 sélections), a fait parler sa science du jeu de tête sur les coups de pied arrêtés, mais le poteau a repoussé sa tentative (43e).