Crédit : Thierry Laforce / Agence QMI

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LCF : une réflexion à venir sur les simples

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Les Alouettes de Montréal proposeront un changement de règlementation majeur à la Ligue canadienne de football (LCF) en ce qui concerne les simples.

L’action, qui est unique au football joué chez nous, permet à une équipe d'inscrire un point quand un botteur rate un placement ou dégage le ballon dans le fond de la zone des buts.

Cette année, les Alouettes ont perdu leur affrontement du 22 octobre de cette manière. Dans les dernières secondes du match, les Argonauts de Toronto ont raté un placement. Le spécialiste des retours de botté Chandley Worthy a attrapé le ballon au moment où l’un de ses pieds était à l’extérieur des limites de zone payante sur la profondeur. Les «Argos» ont donc inscrit un point leur permettant de l’emporter 24 à 23.

À ce moment sur la galerie de la presse, les représentants des médias ont évoqué avec horreur la possibilité qu’un match de la coupe Grey se termine de la sorte.

Ce n’est pas arrivé à l’ultime match de la saison 2022 de la LCF, mais le Rouge et Or de l’Université Laval a gagné la coupe Dunsmore contre les Carabins de l’Université de Montréal sur un simple le 12 novembre dernier.

Le retourneur Carl Chabot n’a pas été en mesure de quitter la zone des buts ou de dégager le ballon avec son pied (comme le règlement le permet) après que Vincent Blanchard eut raté sa tentative de placement. Cela a permis aux hommes de Glen Constantin de célébrer une victoire de 25 à 24 contre leurs éternels rivaux.

Fini dans les trois dernières minutes?

Le président des Alouettes, Mario Cecchini, n’a jamais caché qu’il n’était pas un partisan des simples. Il compte d’ailleurs proposer un changement lors de la prochaine rencontre des grands manitous du circuit.

«Nous avons des rencontres avec la ligue pendant la deuxième semaine du mois de janvier et c’est à l’agenda», a-t-il révélé mardi, pendant le bilan de la saison des siens.

«Il y a des équipes qui sont favorables et d'autres, non. Nous faisons partie des clubs qui souhaitent voir un ajustement à ce règlement-là. D’ailleurs, il y a de très bonnes suggestions qui ont été faites à ce sujet, comme l’idée de le retirer pendant les trois dernières minutes du quatrième quart.»

«J’ai un ami à l’Université de Montréal qui a perdu la coupe Dunsmore comme ça... Ça va faire partie des discussions que nous allons avoir dans les prochains mois», a renchéri le directeur général Danny Maciocia, qui était aux côtés de son président.

Selon nos informations, la réticence concernant un changement par rapport aux simples provient des puristes de la LCF, principalement basés dans l’ouest du pays. Ils craindraient qu’une modification ouvre une boîte de Pandore et que cela crée un trop gros précédent.

Une question d’image

Pour Anthony Calvillo, le circuit Ambrosie doit se pencher sur la question afin d’éviter d’être une risée dans le monde du football.

«C’est une règle qui fait partie de l’histoire de la LCF. Ce serait terrible de voir une coupe Grey se terminer de la sorte. Ça ferait parler partout, pas seulement au Canada, mais aussi aux États-Unis», a dit le responsable des quarts-arrière chez les «Als».

L’ancien pivot et détenteur de la marque du nombre de verges amassées dans la LCF aime bien l’idée d’enlever les simples pendant les derniers moments d’un match.

«C’est une option très intéressante et c'est sensé. Personne ne veut que quelqu’un gagne un championnat sur un jeu raté.»