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Photo : Édouard Julien Crédit : PHOTO COURTOISIE/JILL WEISLEDER/MLB PHOTOS

MLB

Édouard Julien tout près du baseball majeur

Publié | Mis à jour

Édouard Julien n’a jamais été si près de son rêve d’accéder aux ligues majeures de baseball. 

De retour à Québec, l’espoir des Twins du Minnesota garde la tête froide même si l’organisation l’a inscrit sur sa liste des 40 joueurs, ce qui lui permet de pouvoir graduer à tout moment dans le grand circuit. 

Après avoir fait écarquiller les yeux au niveau AA avec la filiale des Twins à Wichita et s’être hissé à un autre niveau dans la Ligue d’automne de l’Arizona, Julien a retrouvé un décor bien différent dans sa ville natale couverte de neige. 

Dans le confort du dôme, au stade Canac, Julien est revenu sur sa saison de rêve, qui s’est conclue par une belle marque de confiance des Twins avec la liste des 40. 

«J’étais très content quand j’ai eu la nouvelle. C’est sûr qu’au courant de l’année je ne pensais pas à ça. Après la saison, je m’y attendais, mais ça reste un très beau moment. 

«Je suis dans une meilleure position parce que je suis dans la liste des 40, mais j’ai toujours cru en mes chances. Je suis un peu plus proche maintenant», a conclu l’athlète de 23 ans en faisant allusion au rêve ultime du baseball majeur. 

Direction AAA?

Celui qui est identifié par le site mlb.com comme étant le 14e espoir des Twins continue de gravir les échelons à une vitesse folle.  

À sa première saison dans le AA, il a présenté une moyenne au bâton de ,300 avec 17 coups de circuit et 67 points produits, en plus d’avoir peaufiné son jeu défensif au deuxième coussin. 

Sa production lui a valu une invitation en Arizona, cet automne, où il a tout cassé. Il a dominé la Ligue d’automne avec une moyenne au bâton de ,400 et 23 buts sur balles, en plus de terminer dans le top 3 pour les coups sûrs (28) et les coups de circuit (5). 

Sa moyenne de présence sur les sentiers de ,563 a été la troisième plus élevée dans l’histoire du circuit et Julien a même été finaliste pour le titre de joueur le plus utile. Voilà une carte de visite qui pourrait logiquement le mener à amorcer la prochaine saison à Saint Paul, au niveau AAA, à un pas des majeures. 

«Pour moi, le but est le même à chaque année et c’est de me rendre dans les majeures. J’imagine que je vais commencer à Saint Paul, mais je n’ai aucune certitude. Je peux juste arriver au camp d’entraînement bien préparé», a-t-il indiqué. 

Pour la première fois de sa jeune carrière, Julien aura l’opportunité de prendre part au camp d’entraînement complet des Twins. L’an dernier, il avait disputé un match préparatoire dans la Ligue des pamplemousses. 

«Ça va me permettre de côtoyer les joueurs des majeures et d’apprendre d’eux autres. Ce sera une nouvelle expérience pour moi. C’est plaisant d’affronter des joueurs des ligues majeures, d’aller à la bataille contre eux», a souri celui qui avait été le choix de 18e ronde des Twins, en 2019. 

La patience est de mise

Pour Julien, les premiers pas dans les majeures auraient une saveur bien particulière. Dans la grande région de Québec, aucun joueur n’a atteint la grande ligue depuis le Lévisien Georges Maranda, en 1960. 

«C’est spécial! j’ai grandi ici et j’ai fait mon sport-études ici. Ça démontre à quel point il faut croire en nos rêves et que n’importe qui peut y arriver. C’est une passion pour moi de jouer au baseball et je suis content de représenter Québec.  

«Je ne savais pas que Georges Maranda était le dernier. Ça fait un bout et j’espère être le prochain. C’est mon rêve. Je suis content que des joueurs comme lui se soient rendus pour tracer le chemin pour d’autres jeunes québécois. J’ai beaucoup d’admiration», a-t-il dit. 

Julien n’a pas caché que par moments, dans le baseball affilié, «c’est dur de voir la lumière au bout du tunnel», mais qu’il continuera d’aiguiser sa patience jusqu’au grand jour. 

«Je suis très patient, mais j’y ai toujours rêvé. Maintenant que je suis dans la liste des 40 joueurs, ça peut me permettre de me faire rappeler à n’importe quel moment dans l’année, mais j’essaie de ne pas penser à ça. Je joue, j’ai du fun sur le terrain et c’est ce à quoi je pense.»