Canadiens de Montréal

Le meilleur buteur de la Ligue américaine rêve «énormément» au CH

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Sur le plan des statistiques, Anthony Richard est en voie de connaître l’une des meilleures saisons de sa carrière chez les professionnels. Sur la glace, le meilleur pointeur du Rocket de Laval a le feu dans les yeux et il s’impose comme une bougie d’allumage tous les soirs. 

Le fait d’endosser le numéro 90 est un clin d’œil, voire un hommage évident au «Rocket» pour démontrer à quel point l’organisation du Bleu-blanc-rouge était l’endroit où il souhaitait se relancer. 

L’ancien des Predators de Nashville rêvait de jouer devant famille et amis. L’occasion s’est présentée avec le contrat d’un an qu’il a paraphé cet été et l’expérience porte ses fruits jusqu’ici. Il a collé une séquence productive de huit matchs, entre le 22 octobre et le 11 novembre, et ses 11 buts représentent un sommet dans la Ligue américaine.

«C’est sûr qu’il y a une fierté, a expliqué l'attaquant de 25 ans lors d’un entretien avec le TVASports.ca à la Place Bell, au cours de la semaine. C’est la première année que je peux jouer devant mes parents et mes amis. Ça amène un lot de vouloir bien performer. Pour avoir joué aux États-Unis longtemps, ce sont souvent des marchés moins médiatisés avec moins de partisans dans les gradins.  

«De revenir à la maison et d’avoir le sentiment que tu dois amener ta meilleure "game" chaque match parce que l'équipe ça fait parler ici, vouloir bien performer crée une pression. En ce moment, ça amène le meilleur de mon jeu.» 

Crédit photo : Martin Chevalier / JdeM

Richard sera le premier à l’avouer. Sa quatrième équipe en trois ans pourrait s'avérer la destination idéale à ce stade-ci de sa carrière. Faut-il le rappeler, l’ancien des Foreurs de Val d’Or est représenté par Quartexx Management, l’ancienne firme de Kent Hughes avant de faire le saut comme directeur général du CH. 

«C’est sûr que côté familial, c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver, croit-il. Ce côté amène de la pression dans ma "game". Je carbure à ça. Jusqu’à maintenant, je la canalise bien. J’ai hâte qu’on commence à gagner parce que ça marche sur le plan personnel. Avec des victoires, ce serait magique.» 

Jouer à Montréal, le scénario rêvé 

Les Canadiens ont commencé la saison avec un surplus d’attaquants, soit 15 joueurs d’avant. Jonathan Drouin a été ajouté sur la liste des blessé, mais Michael Pezzetta est dans le décor et Evgenii Dadonov conserve sa place après quelques brèves absences aux allures d’un roman-savon. Seul Rem Pitlick a fait la navette sur l’autoroute 15 au cours de la dernière semaine après être passé par le ballottage. 

Si la blessure qu'a subie Mike Hoffman face aux Flyers de Philadelphie, samedi, le forçait à rater des matchs, un rappel de Richard, Pitlick, voire la boule d'énergie Rafaël Harvey-Pinard pourrait être envisagé. Si une porte s’ouvrait, du moins, on peut difficilement imaginer Hughes ne pas songer à lui passer un coup de fil pour colmater une brèche dans l’effectif. 

Pendant ce temps, sur la Rive-Nord, Richard ne se fait pas trop d’attentes, mais il rêve d’obtenir une chance de jouer pour l’équipe de son enfance, lui qui a disputé un total de deux matchs avec les Predators entre 2018 et 2019. Évoquer la possibilité d'enfiler la Sainte-Flanelle fait rêver ce talent d'ici.

«C’est sûr. J’y crois énormément, assure-t-il. Je joue le meilleur hockey que j’ai joué depuis longtemps. Même si l’équipe ici ne va pas bien, je trouve qu’on joue bien en équipe. Les Canadiens, eux, vont bien, mais ce n’est qu’une question de circonstances.  

«Je vais attendre mon tour. Pour l’instant, je me plais à Laval et je vais continuer à tout donner pour le Rocket.» 

Pitlick a été repêché par les Predators de Nashville en 2016, un an après Richard. Rappelé, puis cédé à nouveau vendredi, il a marqué un but à son retour chez le Rocket, vendredi. L’Américain est un modèle aux dires de Richard. 

«Rem, je le connais depuis longtemps. Il est arrivé à Laval déçu (après le ballottage), mais, à ma grande surprise, il avait une excellente attitude. La fin de semaine dernière, il a eu trois bons matchs. Il amène beaucoup de rapidité avec des habiletés offensives. 

«L’élément-clé pour remonter, c’est vraiment d’être positif et dominer dans la Ligue américaine.» 

«Ç’a rallumé la flamme» 

L’an dernier, Richard a inscrit 18 points en 28 matchs avec les Admirals de Milwaukee avant de passer au Crunch de Syracuse, la filiale du Lightning de Tampa Bay. Il raconte que ce séjour lui a donné des ailes. 

«Jouer à Syracuse m’a permis de relancer mon côté offensif. J’étais plus défensif à Milwaukee. J’appréciais mon rôle, mais l’entraîneur m’a vraiment fait confiance offensivement et ça m’a permis de retrouver confiance. Ça m’a permis d’être rappelé avec le grand club pendant les séries, c’était un énorme "boost" de confiance. 

«Je savais qu’en venant ici cette saison, ça allait continuer avec la saison que j’ai eue. D’être passé aussi proche de toucher à la coupe Stanley, de pouvoir être proche des gars, ç’a rallumé la flamme.»