Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Football universitaire RSEQ

Tout est en place pour un autre classique

Publié | Mis à jour

D’un côté, une offensive qui fait des ravages au sol. De l’autre, une attaque qui multiplie les prouesses aériennes. Il n’y a pas à dire, tout est en place pour un autre classique entre les deux meilleurs programmes de football universitaires au pays.

Le Rouge et Or de l’Université Laval et les Mustangs de l’Université Western ont complété vendredi leur préparation en vue de la Coupe Mitchell qui sera disputée samedi en après-midi.

• À lire aussi: « On aime ça aller gâcher des partys »

• À lire aussi: Les Mustangs veulent «faire taire» Kevin Mital

La traditionnelle conférence de presse la veille du match a pris des allures quelque peu surréalistes avec l’absence du Rouge et Or, contraint de loger dans un hôtel de la municipalité de Grand Bend, sur les rives du lac Huron, à près d’une heure de route du Stade Alumni.

L’entraîneur-chef Glen Constantin et quelques joueurs ont donc répondu aux questions en ligne. Une situation loin d’être optimale puisque quelques pépins techniques ont pimenté l’événement et empêchaient de bien entendre les réponses. Mais le Rouge et Or est loin de s’en formaliser. Du moins, il ne l’a pas laissé transparaître un seul instant, vendredi.

«Comme on a dit aux joueurs, c’est une distraction seulement si on y porte attention. Et ce n’est pas notre cas. Comme je dis aux gars, il n’y a pas grand victoire qui vient sans adversité. C’est encore plus vrai en fin de semaine», a-t-il judicieusement rappelé.

Le match le plus physique

Qu’ils portent du mauve ou du rouge et or, les deux clans rivaux s’entendent toutefois sur un point. Leur duel s’annonce comme le plus dur et le plus physique qu’ils ont connu cette saison.

«Ça va être une bataille samedi», a prédit l’entraîneur-chef des Mustangs Greg Marshall, dès les premiers instants de la conférence de presse.

«Contre une équipe comme Laval, tu ne peux pas te permettre de faire des erreurs. À ce stade-ci de la saison, il faut contrôler la ligne de mêlée pour connaître du succès», a-t-il ajouté.

Le plaqueur défensif William Desgagné et son coéquipier Jean-William Rouleau dressent le même constat que Marshall. Les deux athlètes s’attendent à être «au cœur de l’action» face à une équipe qui prône autant le jeu au sol.

«J’ai connu beaucoup de succès contre le jeu au sol. Je ne suis pas le plus pesant, mais si je suis capable de rester bas contre ces gars-là. Je pense qu’on va avoir du succès, surtout avec Jean-William [Rouleau], [...] ils en ont peut-être pas pogné des aussi gros pis des aussi bons», a-t-il dit.

Desgagné admet être motivé par le défi qui se dressera devant lui. Un défi qui porte le numéro 5 et qui est difficile à arrêter. Le porteur de ballon Keon Edwards a gagné en moyenne 129 verges au sol à chaque match cette saison et marqué neuf touchés.

Qu’à cela ne tienne, il espère lui compliquer la vie le plus possible.

«S’il veut courir le ballon 20 fois, bien à chaque fois qu’il le fait, il faut le fesser, le fesser pour qu’il trouve son match le plus long possible.»

Garder le pointage serré

Pour Greg Marchall, il sera essentiel de garder le pointage serré. Il ne faudra pas se laisser distancer.

«C’est la clé. Je crois que notre ligne offensive fait un bon travail», a dit Marchall.

Son vis-à-vis s’attend lui aussi à un match corsé.

Cependant, il ne dirait pas non à une avance de quelques points en deuxième demie, ce qui pourrait forcer les Mustangs à délaisser leur redoutable attaque terrestre.

«Si on a le luxe de prendre les devants et de leur faire jouer du football de rattrapage, ça pourrait nous aider. [...] Sur deux et 15, ils courent le ballon. Deux et huit, ils courent le ballon quand même. Ils vont être lents à abandonner le jeu au sol.»