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Crédit : Getty Images via AFP

LNH

«J'avais de la misère à marcher, mais je continuais à jouer» - Mathieu Olivier

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«Je voulais me replacer sur la "track".» Plus d’une fois, Mathieu Olivier a utilisé cette expression. Pour lui, se remettre sur les rails, c’était de revenir dans la LNH, mais aussi de guérir d’une vilaine blessure au dos.

À 25 ans, Olivier a regagné sa place dans un vestiaire de la LNH avec les Blue Jackets de Columbus. Il se retrouve à l’aile droite du quatrième trio avec les Jackets.

«C’est le but. Je veux jouer dans la LNH, je veux rester dans la meilleure ligue au monde, a dit Olivier à la veille du match contre le Canadien. L’an dernier, j’ai traversé plusieurs obstacles, à commencer par les blessures. Mes performances personnelles en ont souffert. Comme joueur de hockey, tu finis toujours par vivre des blessures. J’avais le sentiment qu’il n’y avait rien qui marchait pour moi l’an dernier.»

«J’ai travaillé fort cet été pour rebondir. Je suis content de voir que ça paye et que je parviens à m’établir un peu ici.»

Au mois de juillet 2021, Olivier a paraphé un contrat de deux ans et 1,5 million avec les Predators de Nashville. Pour la première fois de sa carrière, il décrochait un pacte à un seul volet avec un salaire annuel de 750 000 $.

Du temps à Milwaukee

Le plan ne s’est toutefois pas déroulé comme prévu. L’ailier de 6 pi 1 po et 217 lb a passé la majorité de son temps avec les Admirals de Milwaukee dans la Ligue américaine. Il a joué 46 matchs à Milwaukee et seulement dix matchs à Nashville.

«C’était difficile. Je venais de connaître une bonne saison dans une année étrange avec la COVID-19. Pour une première fois, j’obtenais un contrat à un seul volet de la LNH. Et c’était pour deux ans. Je me faisais des attentes, je m’imaginais à Nashville, pas à Milwaukee.»

Il n’y a pas juste l’orgueil qui en prenait un coup. Son dos le faisait souffrir.

«J’ai traîné une blessure trop longtemps, du camp jusqu’au mois de février. J’avais mal au dos. C’était assez sérieux. J’ai fini par me faire opérer au mois de février. Il y a des jours où j’avais de la misère à marcher, mais je continuais à jouer. C’était difficile. Je ne mentirai pas. Je voulais poursuivre. Il y a plusieurs matchs à Milwaukee où je ne pouvais pas finir les rencontres. J’ai essayé, mais j’ai compris que l’opération était nécessaire.»

«Je suis revenu au jeu au mois de mars. J’ai bien récupéré. À partir de mars, je devais retrouver ma forme physique. C’est derrière moi maintenant.»

En plus d’une guérison complète, Olivier a profité d’un échange pour relancer sa carrière. Le 30 juin dernier, les Predators l’ont échangé aux Blue Jackets contre un choix de 4e tour au repêchage de 2022.

La franchise de Poile

«David Poile m’a téléphoné près de dix jours avant la transaction, a précisé le Québécois. Il m’avait dit que c’était possible. Dans le milieu du hockey, les DG n’ont pas toujours cette délicatesse. David m’a démontré beaucoup de classe. Je n’étais donc pas trop surpris par la transaction. Mais je l’étais pour la destination.»

«Je ne croyais pas que Columbus voulait d’un joueur dans mon style. C’était finalement exactement ce qu’il recherchait. Je l’ai rapidement ressenti. Je suis très heureux de cet échange. J’aime beaucoup l’organisation des Blue Jackets.»

À Columbus, Brad Larsen se réjouit de l’arrivée d’un ailier robuste.

«Il n’y a pas beaucoup de joueurs avec le profil de Mathieu, a rappelé l’entraîneur en chef. Nous avions de bons rapports de nos recruteurs à son sujet. Nous trouvions qu’il cadrait dans le moule que nous cherchions. Il est un bon joueur de hockey, il s’améliore toujours. Il gagne ma confiance depuis le début du camp. Il protège bien la rondelle, il travaille fort et il patine bien.»