LHJMQ

La première va aux Diables rouges

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Les Remparts s’attendaient à un bon test face au Phœnix de Sherbrooke, et un bon test ils ont eu. Après avoir bousillé une avance de 4 à 1 en début de deuxième, les hommes de Patrick Roy ont trouvé un moyen de l’emporter 5 à 4 dans le premier de deux matchs en cinq jours face au Phœnix.

Pier-Olivier Roy a inscrit le but gagnant des Remparts en milieu de troisième période sur une belle passe de Théo Rochette, quelques minutes seulement après que le Phœnix eut inscrit le but qui faisait 4 à 4, celui d’Anthony Munroe-Boucher, son deuxième du match.

« On a vraiment bien sorti en première période, mentionnait Patrick Roy. Par contre, quand on a fait 4 à 1, on a levé le pied de sur la pédale. Contre une équipe comme Sherbrooke, tu ne peux pas faire ça et c’est ce qu’on retient. On a fait face à de l’adversité, mais on a trouvé une façon de gagner. Ça en dit long sur le caractère de notre équipe. »

Le message de Roy, qui avait mis en garde ses joueurs sur leurs récents débuts de matchs difficiles, a effectivement été entendu puisqu’ils ont été nettement la meilleure formation lors des 20 premières minutes de jeu, déjouant trois fois Jakob Robillard, qui a aussi eu à se distinguer à deux reprises pour voler des buts à Nathan Gaucher et James Malatesta.

Les Remparts ont poursuivi leur travail en début de deuxième lorsque Kassim Gaudet a fait dévier un tir de la ligne bleue de Samuel Lachance derrière Robillard, le chassant du match après qu’il eut cédé quatre fois sur 14 lancers.

Et le vent a tourné par la suite.

À plat jusque-là, le Phœnix a retrouvé son vrai visage d’équipe intense et hargneuse, créant plusieurs revirements en territoire des Remparts.

But refusé

À mi-chemin de l’engagement, Justin Gill a redonné espoir au Phœnix en acceptant une belle passe de Joshua Roy, qui avait eu tout le temps du monde pour préparer son jeu à la suite d’une bourde défensive des Remparts.

Les Diables ont ensuite bien cru avoir repris une avance de deux buts lorsque Charles Savoie s’est emparé d’un retour de lancer de James Malatesta, mais les officiels ont jugé que Nathan Gaucher avait commis de l’obstruction sur le gardien Samuel St-Hilaire, le chassant pour deux minutes.

Dès la mise au jeu suivante, en territoire des Remparts, Anthony Munroe-Boucher a battu William Rousseau d’un tir précis et, en seulement neuf secondes, on est passé d’un match de 5 à 2 à 4 à 3 !

« À 4 à 1, on a pensé que le match était un peu fini et ç’a reviré de bord assez vite. Avec le but refusé, ça nous a déstabilisés un peu. On a quand même réussi à gagner, mais ç’a été serré », mentionnait l’auteur du but gagnant, Pier-Olivier Roy.

De calibre

Dans le camp du Phœnix, l’entraîneur-chef Stéphane Julien mentionnait au courant de la semaine avoir hâte de voir où se situait son équipe par rapport aux Remparts.

« En première et en deuxième, ils ont joué beaucoup dans notre zone et j’ai trouvé qu’on a manqué d’exécution à comparer d’eux autres. Est-ce qu’on est loin de Québec ? Pas si loin que ça, mais quand même, c’est une équipe pour qui le punch offensif fait la différence par rapport au nôtre. Leurs meilleurs ont été meilleurs que les nôtres aujourd’hui », constatait-il.

Truchon se lève

Mettant l’accent sur le jeu défensif de son équipe depuis le début de la saison, Patrick Roy notait qu’il s’agissait du match où son équipe a commis le plus de revirements en zone défensive.

Parmi les points positifs, toutefois : le jeu de Charle Truchon. Auteur d’un but et deux passes, il a été nommé la première étoile de la rencontre. Il a notamment privé le Phœnix d’un but presque certain, en troisième, alors que le score était 4 à 4.

« J’avais mon gars et j’ai vu la rondelle passer derrière moi. Je me suis dit, si je la bloque pas, elle est dedans et je vais essayer de faire de quoi. Au bout du compte, elle m’a touché. J’ai été chanceux », racontait-il.

Pour Roy, la tenue de son numéro 47 est encourageante, surtout à l’approche de la période des transactions dans la LHJMQ.

« Présentement, la façon dont il joue nous rassure beaucoup. Ça enlève de la pression sur le type de profondeur dont on aura besoin en arrière si on décide d’aller dans cette direction. »