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Steve Hartley congédié par les Voltigeurs

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Les Voltigeurs de Drummondville ont congédié mercredi leur entraîneur-chef Steve Hartley, tandis que le directeur général Philippe Boucher le remplacera derrière le banc sur une base intérimaire.

Visiblement, l’organisation n’est pas satisfaite de la tournure des événements en 2022-2023. L’équipe occupe le quatrième échelon de l’Association de l’Ouest de la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec une fiche de 10-9-0. Elle a échappé ses deux dernières parties, incluant celle de dimanche, un revers de 7 à 1 aux mains du Titan d’Acadie-Bathurst.

Par voie de communiqué, Boucher a indiqué que c’était la performance générale de l’équipe depuis le début de l’année est «en deçà des attentes». L’entraîneur a sa part de responsabilités, mais les joueurs aussi.

«Ce que j’ai dit aux joueurs, c’est qu’on est un peu tous à blâmer pour ça aujourd’hui. Personne ne veut voir un entraîneur être congédié», a-t-il ajouté en conférence de presse.

«Quand je me promène dans la chambre et que je demande aux joueurs de lever la main s’ils ont tout donné cette saison, ils n’ont pas tous levé la main, on s’entend, a raconté Boucher. Il faut tous se regarder dans le miroir, surtout moi.»

Hartley était à l’emploi des Voltigeurs depuis 2016 et assumait les fonctions d’instructeur-chef depuis 2018-2019. Cette année-là, il a mené Drummondville vers une récolte de 52 victoires et une participation à la demi-finale du circuit Courteau.

Des standards plus hauts

Force est d’admettre que Hartley a manqué de munitions. Le gardien Riley Mercer s’est blessé très tôt dans la campagne et le défenseur Maveric Lamoureux et l’attaquant Justin Côté n’ont pas encore joué une seule minute en 2022-2023.

Disons que ce n’était pas ce qui était escompté par Boucher, qui avait octroyé une prolongation de contrat de cinq ans à son instructeur en mai 2021. Les Voltigeurs plus matures pouvaient viser haut.

«Le plan de l’organisation, c’est d’être très compétitifs cette année après Noël, l’année prochaine et possiblement l’année d’après. [...] L’année où on allait foncer, est-ce qu’on avait la bonne personne pour diriger l’équipe?» a expliqué le DG, qui a répondu à cette question mercredi.

«Depuis que j’ai pris ma retraite, c’est peut-être la décision la plus difficile que j’ai eu à prendre au hockey, et j’ai quitté les Remparts de Québec, qui était une organisation que j’aimais beaucoup, a-t-il affirmé. Ç’a été un processus très difficile.»

Avec déjà cinq ans d’expérience comme pilote, Boucher ne sera pas un simple figurant derrière le banc. Il n’a toutefois aucune envie de redevenir entraîneur-chef pour l’instant. Son téléphone sonne déjà et il dressera rapidement une liste de candidats pour trouver le remplaçant de Hartley.

Drummondville accueillera les Olympiques de Gatineau, vendredi.