Stéphane Julien

Photo : L’entraîneur du Phœnix de Sherbrooke, Stéphane Julien, estime que les Remparts sont dans une classe à part cette saison. Crédit : Photo d’archives, Didier Debusschère

LHJMQ

« Leur alignement donne des frissons dans le dos » -Stéphane Julien

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Les Remparts sont dans une classe à part et ils frôlent même la perfection, estime l’entraîneur-chef du Phœnix de Sherbrooke, l’équipe qui talonne Québec au classement général de la LHJMQ, Stéphane Julien.

Ce dernier n’a pas tari d’éloges envers les Diables rouges un peu plus de 48 h avant le duel très attendu de mercredi soir entre les deux formations, au Centre Vidéotron.

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« Pour moi, ce match va nous permettre de nous comparer à la meilleure équipe. Quand on regarde la composition des deux alignements... Québec donne des frissons dans le dos. C’est une bonne équipe, une équipe quasiment parfaite et ils vont ajouter [Justin] Robidas aux Fêtes. De notre côté, on connaît un meilleur début de saison que j’aurais pensé. Mercredi, on va voir ce qu’il nous manque pour accoter les Remparts. »

Quand on ne regarde que les chiffres, Remparts et Phœnix sont presque nez à nez. Les Remparts comptent sur la meilleure attaque du circuit avec 84 buts inscrits en 19 matchs, alors que Sherbrooke vient tout juste derrière avec 76 filets marqués. 

Défensivement, les hommes de Patrick Roy ont accordé 33 buts, un autre sommet dans la LHJMQ, contre 42 pour ceux de Julien, qui viennent au deuxième rang.

Le Phœnix compte sur les meilleurs avantage et désavantage numériques du circuit.

Gastro et léthargie

Le Phœnix traverse toutefois sa première période creuse de la saison. Il a perdu trois de ses quatre dernières parties, dont la dernière, dimanche, face à l’Océanic de Rimouski. 

De plus, il est affligé depuis une semaine par une épidémie de gastroentérite et d’influenza à l’interne. Dimanche, Joshua Roy et Kaylen Gauthier n’ont pas été en mesure de prendre part au match.

« Demain [mercredi] , ça devrait déjà être mieux. Tout le monde passe par là dans une année et c’est notre tour. Mais on l’a solide. »

Mais Julien ne mettait pas la faute que sur les virus pour expliquer la période plus difficile de son équipe dernièrement.

Avantage en panne

Les gros canons de l’équipe, notamment Justin Gill, Joshua Roy et Ethan Gauthier, peinent à produire au même rythme qu’en début de saison.

« Nos meilleurs ont un peu plus de difficulté. Notre profondeur et notre jeu physique nous ont aidés à gagner des matchs quand même. Sur notre avantage numérique, c’est extrêmement difficile. On se cherche et on prend de mauvaises décisions. On a pourtant le talent pour marquer. »

Après avoir inscrit 19 buts à ses 61 premiers avantages numériques, pour une efficacité de 31,1 %, le Phœnix n’a marqué que trois fois à ses 17 dernières occasions (17,6 %). 

Surpris de l’appel de Hockey Canada

Stéphane Julien ne s’attendait pas à recevoir l’appel de Hockey Canada pour lui demander de rejoindre le personnel d’entraîneurs de la sélection nationale en vue du prochain Championnat mondial de hockey junior.

L’entraîneur-chef du Phœnix de Sherbrooke sera le représentant du Québec derrière le banc et il épaulera Dennis Williams, qui succédera à Dave Cameron comme pilote en chef d’Équipe Canada junior.

« J’étais vraiment surpris. Il y a un an, j’étais avec les moins de 17 ans à Ottawa et j’avais même été surpris de recevoir l’offre pour être l’entraîneur-chef avec les moins de 18 ans. Là, on me demande d’être entraîneur adjoint avec le moins de 20 ans : c’est un honneur. »

Belle feuille de route

Sa feuille de route avec l’équipe nationale ne lui a assurément pas nui puisqu’il a mené l’équipe canadienne des moins de 18 ans à la médaille d’or lors de la plus récente Coupe Hlinka-Gretzky au début du mois d’août dernier à Red Deer.

Maintenant, Julien devra apprendre à concilier avec ce que plusieurs avant lui ont fait : s’occuper de ses fonctions avec Équipe Canada tout en demeurant à l’affût de ce qui se tramera sur le marché des transactions dans la LHJMQ.

« Je ne suis pas le premier. Dominique Ducharme l’a fait, Marc-André Dumont aussi. On a un plan et on est bien préparé. Mon directeur général adjoint Olivier Picard fait un très bon travail et je ne suis pas inquiet de ce côté. Je serai rejoignable par message texte. J’ai confiance en mon personnel. »

Gauthier fait bien

Avec l’équipe des moins de 18 ans, d’ailleurs, Julien comptait parmi ses attaquants le jeune Ethan Gauthier, qu’il dirige avec le Phoenix de Sherbrooke. Ce dernier est considéré par plusieurs comme le meilleur espoir de la LHJMQ en vue du prochain repêchage et un potentiel choix de premier tour.

« N’importe quel joueur qui va entendre son nom en première ronde, ce n’est pas toujours une bonne nouvelle pour l’entraîneur ! » rigole tout d’abord Julien.

À ses yeux, le fils de Denis Gauthier navigue bien à travers cette année importante pour lui.

« Je lui ai dit la même chose que j’avais dite à Samuel Poulin : le stress du repêchage, l’année d’après ça va devenir le stress du contrat et ensuite celui de se tailler une place dans la LNH. Ça n’arrête jamais. On est là pour l’encadrer, mais il vient d’une excellente famille alors je ne suis pas inquiet pour lui. Ethan, ce n’est pas un jeune égoïste. C’est un gars d’équipe et il veut gagner, c’est sa priorité. »