Roberto Luongo

Crédit : Photo courtoisie, LHJMQ

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«Je veux jouer dans la LNH» répétait Roberto Luongo

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Comme tous les garçons de son âge, Roberto Luongo caressait le rêve de jouer dans la LNH. Il n’a jamais douté qu’il atteindrait son objectif.

Ses parents Antonio et Pasqualina se souviennent très bien de ces moments. On a eu la chance de les rencontrer à l’hôtel de celui qui sera intronisé au Temple de la renommée ce soir.

«Quand il était petit, Roberto était ambitieux et passionné, raconte Pasqualina Luongo. Il travaillait toujours fort et il était consciencieux.

«Il répétait toujours: “Maman, Papa, je veux jouer dans la LNH un jour”. Il avait deux ou trois ans. Il n’a jamais douté de lui-même.»

Cependant, ses parents étaient réalistes. Ils connaissaient les probabilités d’accéder au meilleur circuit au monde.

«Lorsqu’on lui demandait s’il avait autre chose en tête, il répétait qu’il allait jouer dans la LNH. Il disait cela à tout le monde. Il n’a jamais voulu faire autre chose même s’il était très bon à l’école.»

Midget AAA: le déclic

Les parents du gardien ont mis quelques années à réaliser le potentiel de leur fils. Ils souhaitaient le voir demeurer sur les bancs d’école le plus longtemps possible.

«On a réalisé l’ampleur de son potentiel quand les agents ont commencé à nous contacter, précise Antonio Luongo. On ne connaissait pas cela et on ne savait pas à quoi ils servaient. Notre enfant n’avait que 15 ans.»

La sélection de Roberto avec les Canadiens de Montréal-Bourassa est venue avec une facture de 2500 $. Cette bonne nouvelle est venue avec un moment d’inquiétude.

«On avait quelques problèmes financiers, confirme Mme Luongo. On ne s’attendait pas à ce qu’il joue midget AAA dès sa deuxième année bantam.

«Ça coûtait cher. On dirait que le destin était tracé pour lui. On a reçu de l’aide de plusieurs personnes. Tout le monde nous aidait à leur façon comme mon père avec ses équipements de gardien.

«Aujourd’hui, il y a plusieurs personnes qu’on doit remercier et qu’on n’oubliera jamais. On sera toujours très reconnaissant.»

Un pacte

Avant le repêchage de la LHJMQ en 1995, le gardien et ses parents avaient conclu une entente.

«On lui avait dit que s’il n’était pas repêché parmi les six premiers au total, il irait étudier et jouer au hockey aux États-Unis, raconte Mme Luongo. Ses chances de jouer dans la LNH allaient être plus minces s’il était repêché plus loin. Jouer dans la LNH, c’était comme de gagner à la 6/49 !

«On se disait qu’il pourrait avoir un diplôme et une carrière. En jouant dans la LHJMQ, on craignait qu’il ne finisse pas ses études. Il avait tellement de potentiel académique.»

Les Foreurs de Val-d’Or ont sélectionné le gardien au deuxième rang au total et les parents n’ont pas eu le choix de respecter le pacte avec leur fils. Il a pris la direction de Val-D’Or à 16 ans. Une nouvelle qui avait provoqué des remous dans la famille italienne.

Par chance, Roberto s’est retrouvé dans une famille avec deux personnes avec des racines italiennes. Il se sentait comme à la maison.

Ce fut le début d’une longue et belle carrière pour le gardien.

Une grande fierté

Dans les prochaines heures, leur fils Roberto sera intronisé au Temple de la renommée. Ses parents seront animés par un sentiment de fierté lorsqu’ils verront l’aîné de leurs trois enfants monter sur la scène du Meridian Hall.

«C’est comme irréel, mentionne Mme Luongo. Je ne croyais jamais, même dans mes rêves les plus lointains, qu’il serait intronisé au Temple de la renommée un jour.

«J’ai toujours été une grande fan de hockey et je connais plusieurs joueurs qui sont déjà au temple. C’est une fierté de voir que Roberto va être maintenant parmi eux.

«Il mérite cet honneur. On a fait les sacrifices, mais c’est lui qui a tout accompli.»

«On ne voit pas Roberto comme une vedette, mais comme un fils, ajoute Antonio Luongo. On est fiers de lui. Nous sommes contents de le voir au temple.»