Laurent Dubreuil

Photo : Laurent Dubreuil en action au 1000 m longue piste à Québec, le 14 octobre Crédit : Photo d’archives, Didier Debusschère

Patinage de Vitesse

Dubreuil salue l’apport de son frère

Publié | Mis à jour

Pénible, l’ascension des marches des escaliers du Cap-Blanc sur une base hebdomadaire pendant l’été a rapporté gros à Laurent Dubreuil qui a remporté sa première médaille en Coupe du monde sur 1000 m depuis janvier 2021.

Médaillé d’argent sur 1000 m aux Jeux olympiques de Pékin, Dubreuil n’avait toutefois pu faire mieux qu’une cinquième place en Coupe du monde l’an dernier. Dimanche en clôture de la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste de Stavanger en Norvège, le patineur lévisien a remporté la médaille d’argent.

« Avec la bourse de ma médaille, je vais payer une couple de bières à mon frère Daniel qui est venu courir les marches du Cap-Blanc cet été avec moi, a raconté Dubreuil avec le sourire. Je lui dois une fière chandelle. C’est une douleur tellement atroce que Yuma [Murakami] ne voulait plus revenir après une sortie. Je ne voulais pas y aller seul et mon frère a accepté de m’accompagner. »

Murakami est le patineur japonais qui a gagné l’or, samedi, terminant tout juste devant Dubreuil.

Fin de course difficile

Habitué de dominer après 600 mètres, Dubreuil manquait d’énergie au final. 

« Les marches du Cap-Blanc, une augmentation de la fréquence de mes entraînements, une plus grande utilisation des intervalles et de la pliométrie ont payé. »

Parti de la sixième paire sur 10, Dubreuil savait que son temps de 1 min 9 s,22 s ne serait pas suffisant pour grimper sur la plus haute marche du podium, mais il avait confiance de gagner une médaille.

« Je pensais que j’allais être correct pour une médaille, mais je savais que je devais oublier la médaille d’or, a-t-il souligné. Je suis content de ma course, mais je ne m’attendais pas à une course aussi phénoménale de Jordan Stolz. Même si je n’avais pas commis quelques erreurs, je ne pouvais pas être à son niveau. Au 1000 m, c’est toujours bon quand je suis sur le podium. »

Médaillé d’or sur 1500 m et auteur d’un record de piste, l’Américain de 18 ans a gelé le chrono à 1 min 8 s,73 s, seule performance sous la barre du 1 min 9 s

Différents de l’année passée

Si Stolz a épaté, les Néerlandais, eux, n’ont pas affiché leur splendeur de l’année dernière. 

« C’est assez spécial et surprenant que tous les Néerlandais en arrachent alors qu’ils étaient dominants l’an dernier, a souligné Dubreuil. C’est inexplicable qu’ils n’avancent pas tous en même temps parce qu’ils ne s’entraînent pas ensemble et travaillent avec des entraîneurs différents. »

« Pendant le dernier cycle olympique, je n’ai jamais été plus vite que Thomas Krol, de poursuivre Dubreuil. L’objectif de le battre m’a servi de motivation pendant mon entraînement estival. Après sa 16e place au 1500 m, j’ai bien vu qu’il ne vit pas de bons moments. Ma motivation sera maintenant de rejoindre Stolz. »

Médaillé d’or au 1000 m à Pékin devant Dubreuil, Krol a terminé en cinquième place, dimanche, avec un temps de 1 min 9 s,65 s. Blessés, Kjeld Nuis et Kai Verbij brillaient par leur absence.

Dubreuil est satisfait de sa forme et de son début de saison. 

« Je suis là où je pensais être. Je vise l’or vendredi lors du 500 m à la Coupe du monde de Heerenveen. »

Objectifs différents pour Maltais

Valérie Maltais a terminé au septième rang du départ groupé. Médaillée d’argent à Pékin, Ivanie Blondin a remporté la victoire, devançant Irene Schouten qui avait gagné l’or en Chine. 

« Ma course me laisse un petit goût amer, a illustré Maltais. Dans le dernier cycle olympique, j’apprenais et je travaillais pour Ivanie. Sans le vouloir, je me suis retrouvée dans le même état d’esprit alors que mon objectif cette année est de remporter des médailles. Certaines décisions de ma part ont contribué à sa victoire. Le goût amer est que mon travail n’ait pas été reconnu. Je suis contente pour Ivanie et pour le Canada. »

Maltais veut améliorer sa course. 

« Je dois être patiente et en confiance, a-t-elle expliqué. Quand une échappée part, je me sens impatiente de combler l’écart. Je me donne un peu trop. Je dois me faire confiance et faire preuve de patience. »