LHJMQ

Une 12e victoire de suite pour les Remparts

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Les Remparts ont dû trimer dur face à un Drakkar de Baie-Comeau coriace, dimanche, mais un but de James Malatesta en prolongation a permis à la troupe de Patrick Roy de porter à 12 leur séquence de victoires avec un gain de 2 à 1.

Malatesta a sauté sur un retour de lancer après 1 min 29 s de la période de prolongation, inscrivant son 14e de la saison dans un Centre Vidéotron d’où émanaient encore de subtils effluves houblonnés rappelant que, la veille, Luke Combs s’était donné en spectacle.

Ce match était présenté à TVA Sports et sur TVA Sports Direct.

Zachary Bolduc avait ouvert la marque pour les Remparts en deuxième, mais le Drakkar avait forcé la tenue d’une prolongation en fin de troisième période, lorsqu’Alex-Antoine Yargeau avait accepté la passe de Vincent Collard pour battre Philippe Cloutier.

«Encore une fois, on a eu un début de match un peu au ralenti et on devra être plus prêts que ça mercredi [pour la visite du Phœnix de Sherbrooke]. L’important, c’est de trouver une façon de gagner et c’est ce qu’on a fait ce soir [dimanche]», mentionnait Bolduc, nommé première étoile de la rencontre.

Les Remparts auraient pu mettre le match hors de portée du Drakkar grâce à leur force de frappe en avantage numérique, mais ils ont été incapables d’en tirer profit en sept occasions, se butant au jeu hermétique du Drakkar et au gardien Olivier Ciarlo, auteur de 36 arrêts dans la défaite.

«Ils ont joué un fort match, a concédé Malatesta. On a eu des chances, mais on n’a pas marqué. Quand on a des chances, on doit en profiter, surtout contre les équipes plus fortes dans la ligue. Il faut continuer à contrôler la rondelle et le jeu va ouvrir.»

Goût amer

Dans le camp du Drakkar, même si le résultat final avait un goût amer, l’entraîneur-chef Jean-François Grégoire disait mission accomplie.

«Il ne fallait pas ouvrir le jeu et on l’a bien fermé. On a réussi à tuer sept désavantages numériques dont des cinq contre trois. Les gars ont été dans le plan de match pendant 60 minutes et ils n’ont pas triché.»

Au bout du compte, le Drakkar a offert deux solides oppositions à la première équipe du classement général, après le revers de 5 à 3 de vendredi, lors duquel il avait pris les devants 2 à 0. Quelle a été la clé, pour les Nord-Côtiers?

«Si tu rouvres, t’es faite», lance Grégoire sans hésiter.

Aussi simple que ça!

Une séquence? Quelle séquence?

Bref, le résultat final est que les Remparts ont remporté leurs 12 derniers matchs, qu’ils ont gagné leurs 11 premières parties à domicile cette saison et qu’ils ne comptent que deux défaites en 19 parties en 2022-2023.

Si on veut extrapoler davantage, on pourrait même vous dire que s’ils maintiennent ce rythme, ils sont en voie de terminer avec 125 points de classement, ce qui serait la plus haute récolte dans l’histoire de la LHJMQ.

Ah, et, au passage, on pourrait souligner qu’ils possèdent la deuxième meilleure fiche dans toute la Ligue canadienne de hockey, derrière le Ice de Winnipeg, qui domine la Ligue de l’Ouest avec un dossier de 18 victoires et une seule défaite.

Mais Patrick Roy n’en a que faire.

«Quelle séquence de victoires? On est-tu dans une séquence de victoires?» a-t-il tout d’abord lancé, sarcastique, à un collègue qui le questionnait à ce sujet.

«Je ne regarde pas ça. Tout le monde en parle et c’est drôle, mais ça m’intéresse plus ou moins. Chaque jour, pour moi, est une nouvelle journée. Je rentre à l’aréna et je me concentre sur ce qu’on peut faire comme groupe d’entraîneurs pour améliorer l’équipe et leur donner les outils nécessaires pour performer. Je n’entends même pas les joueurs en parler.»

Match attendu

Les Remparts feront maintenant face à leur plus gros test de la saison, un qu’ils attendent depuis plusieurs semaines, quand le Phœnix de Sherbrooke, deuxième au classement général, sera en visite au Centre Vidéotron mercredi soir.

Le Phœnix a perdu 3 à 1 face à l’Océanic de Rimouski, dimanche, et accuse cinq points de retard sur les Diables rouges au sommet de la LHJMQ.

Pour Roy, il est encore trop tôt, par contre, pour parler de match baromètre.

«On a hâte de voir ce match. Est-ce un match baromètre? Il est un peu tôt, mais ça va nous donner une certaine indication. À la fin, c’est possible que ce soit une équipe qui va être toujours debout. Ce sera à nous de continuer à travailler dans le processus et voir comment on va se comporter contre une équipe qui nous talonne au classement.»