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Sports divers

Laurent Dubreuil et Valérie Maltais poursuivent là où ils avaient laissé

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Laurent Dubreuil, Valérie Maltais et ses coéquipières de la poursuite féminine ont démontré qu’ils seront de nouveau à surveiller cette saison en signant de brillantes performances à la Coupe du monde de patinage de vitesse sur longue piste de Stavanger, en Norvège.

Dubreuil a été le premier à se signaler samedi, à l’occasion de son épreuve de prédilection, soit le 500 m. Le champion des Coupes du monde sur la distance en 2021-22 n’a laissé aucun doute sur sa forme et il a signé le deuxième temps du jour (34,750 s).

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«C’est vraiment bien de commencer l’année avec une médaille. Je dis souvent que je ne suis pas assez bon pour être déçu par l’argent. J’aurais aimé gagner l’or c’est certain, mais quand je finis une course sur le podium, je suis quand même satisfait. Je me sens en pleine possession de mes moyens», a indiqué en vidéo-conférence celui qui avait obtenu neuf podiums en 10 courses à cette épreuve lors de la dernière saison en Coupe du monde.

Au bout du compte, seul le Japonais Yuma Murakami est parvenu à faire mieux que le Québécois en franchissant la distance en 34,708 secondes. Le Sud-Coréen Jun-Ho Kim (+0,31 s) a de son côté complété le podium.

Confronté à son rival japonais Wataru Morishige dans le tout dernier départ, Dubreuil s’est dit satisfait de sa première sortie de la campagne, mais il sait qu’il peut en faire encore mieux, à commencer par l’exécution sur son départ.

«J’ai raté complètement mon départ. J’aurais eu besoin de faire un tour phénoménal pour le ramener, c’était un bon tour, mais ce n’était pas suffisant. Je me suis un peu trop relevé et j’ai perdu mon inclinaison vers l’avant.»

«Tant qu’a terminé deuxième, j’aime mieux le faire en sachant qu’il y a des trucs que je peux faire mieux. Si tu termines deuxième avec la meilleure course de ta carrière, les chances de gagner l’or ensuite sont plus minces. Je sais que je suis capable de monter sur le podium même en n’ayant pas fait une course idéale», a-t-il ajouté.

Le Lévisien a cependant pu compenser en exécutant une course quasi sans faute par la suite pour franchir la ligne d’arrivée à seulement cinq centièmes de la médaille d’or.

Dubreuil était accompagné de deux compatriotes du Québec pour ce premier 500 m de la saison, alors que Christopher Fiola (34,44 s) et Cédrick Brunet (34,97 s) étaient aussi sur la ligne de départ en division A.

Fiola, de Québec a signé le septième chrono du jour (+0,54 s), tandis que Brunet, de Lévis, s’est classé 15e (+0,98 s).

Nouvelle saison, même résultat pour la poursuite féminine

Les patineuses Valérie Maltais, Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann en ont mis plein la vue quelques heures plus tard en dominant la poursuite par équipe féminine pour monter sur la plus haute marche du podium.

En retard de 0,75 seconde après un tour, les Canadiennes ont lentement mais sûrement comblé le déficit pour se retrouver nez à nez avec les Japonaises de l’autre côté de la patinoire. Comme le veut la tradition, l’Ottavienne Isabelle Weidemann a pris la tête du trio un peu après la mi-course et le reste n’a été qu’une formalité.

«Ç’a été une très bonne course pour nous d’autant plus que nous n’avons pas patiné ensemble de l’été. On se démarque en étant des filles de longues distances. Il a fallu travailler sur notre synchronisme en début de course, puis on a redémarré la machine pour la fin de la course. Nous sommes toujours fortes en fin de course», a expliqué Maltais en vidéo-conférence.

Les représentantes du Canada l'ont emporté en 3 min 1,801 s, soit près d’une demi-seconde de moins que leurs plus proches adversaires, les Néerlandaises (+0,48 s). Les Japonaises ont pour leur part fini troisièmes (+1,09 s).

Il s’agit presque d’un copié-collé de la saison dernière pour les championnes olympiques à cette épreuve qui avaient aussi été décorées d’or à toutes les Coupes du monde en 2021-22.

«L’objectif était de garder la même stratégie que l’an dernier et évoluer ensemble par la suite. Ça confirme que nous faisons bien les choses, on continue avec la même stratégie pour l’instant. Notre plus gros objectif serait de faire un record du monde à Calgary en décembre», a annoncé Maltais, qui s’est aussi élancée sur 1500 m, samedi.

Elle a pris le quatrième échelon du groupe B avec un temps de 2 minutes 1,795 seconde. Sa coéquipière de Québec, Béatrice Lamarche, a elle aussi bien fait en prenant la deuxième place grâce à son chrono de 2 min 1,514 s.

Les activités reprendront tôt dimanche matin au Somarka Arena pour la présentation des épreuves de 1000 m et du départ groupé, tant chez les femmes que chez les hommes. Laurent Dubreuil, médaillé d’argent sur 1000 m aux JO de Pékin, sera de la partie en compagnie d’Antoine Gélinas-Beaulieu.

Christopher Fiola patinera lui aussi au 1000 m, mais dans le groupe B, tout comme sa coéquipière Béatrice Lamarche du côté féminin. Dernière Québécoise en lice à cette compétition, Valérie Maltais bouclera son week-end en participant au départ groupé.