Dubreuil

Photo : Laurent Dubreuil (gauche) et son ami Yuma Murakami (centre) ont partagé le podium. Le Coréen Jun-Ho Kim (droite) a mérité le bronze. Crédit : Photo courtoisie

Patinage de Vitesse

Bon départ pour Laurent Dubreuil en Coupe du monde

Publié | Mis à jour

Laurent Dubreuil a repris là où il avait laissé en Coupe du monde en enlevant la médaille d’argent de la première épreuve de 500 m de la saison, disputée samedi à Stavanger, en Norvège.

Jumelé dans la dernière paire avec le Japonais Wataru Morishige, Dubreuil n’a pas connu son meilleur départ, mais il a réussi un bon tour et il a croisé la ligne d’arrivée en 34 s 75. Son partenaire d’entraînement pendant la période estivale, Yuma Murakami, a raflé l’or en 34 s 70. 

Le Japonais qui s’est entraîné pendant six semaines avec Dubreuil cet été a connu un départ canon pour filer vers la victoire. Son temps d’ouverture (premiers 100 m) était de 9 s 44, comparativement à 9 s 75 pour le patineur lévisien.

« Je ne suis pas assez bon pour être déçu d’une médaille d’argent même si je visais la victoire, a résumé Dubreuil. Yuma est toujours meilleur que moi au départ, mais c’était une grosse commande de récupérer 0 s 3. Je me suis levé trop rapidement, ce qui explique mon temps d’ouverture moins rapide. C’est énorme comme écart et je partais avec deux prises contre moi.

« J’ai réussi un excellent tour, mais j’aurais eu besoin d’un tour phénoménal pour revenir, de poursuivre le champion en titre de la Coupe du monde. C’est l’idéal d’avoir une bonne performance en début de saison tout en sachant que tu peux faire mieux. J’étais très près de gagner l’or et clairement devant le médaillé de bronze. » 

Le Coréen Jun-Ho Kim a obtenu un temps de 35 s 17.

Dubreuil a pu partager le podium avec son ami Murakami. 

« Avant de partir, j’ai demandé à Rose [sa fille de trois ans] qui elle voulait voir gagner. Elle m’a répondu Yuma. Elle va être contente. »

Absents de taille

Médaillé d’or aux Jeux olympiques de Pékin, le Chinois Gao Tingyu s’est accordé une année sabbatique et le Japonais Tatsuya Shinhama, un sérieux adversaire de Dubreuil au cours des deux dernières années, n’a pas été en mesure de se qualifier lors des sélections de son pays. 

En raison de l’invasion de l’Ukraine, les Russes brillent eux aussi par leur absence.

« Ce n’était pas le plateau le plus fort, a souligné Dubreuil, mais mon approche est la même. Ce n’est pas parce que je me crois imbattable, mais je compétitionne avec moi-même. »

Meilleur résultat

Parti dans la quatrième paire, Christopher Fiola a signé le meilleur résultat de sa carrière en Coupe du monde. 

À sa première Coupe du monde depuis l’hiver 2019, Fiola a terminé en septième place en vertu d’un chrono de 35 s 24. Son meilleur résultat précédent était une 15e position en 2016, à Astana.

« Mon objectif était de terminer dans le Top 10 et le travail est fait, a-t-il déclaré. J’ai moins aimé les virages, mais j’ai connu un bon départ [9 s 79 en ouverture]. Quand j’ai croisé le fil d’arrivée, je n’étais pas certain de mon temps. La glace était tellement mauvaise que je suis resté en troisième place jusqu’au moment où les deux dernières paires s’élancent.

« Je n’ai pas connu la course de ma vie et c’est encourageant pour la suite parce que je sais que je peux faire mieux, de poursuivre Fiola. Ça fait du bien de revenir en Coupe du monde. Les efforts des deux dernières années payent. »

De son côté, Cédrick Brunet a terminé au 15e rang en vertu d’un temps de 35 s 68. 

L’or pour Maltais à la poursuite par équipe 

Dans une reprise de la finale olympique, les Canadiennes ont encore eu le meilleur sur les Japonaises à la poursuite par équipe pour remporter l’or.

L’équipe canadienne formée de Valérie Maltais, Ivanie Grondin et Isabelle Weidemann a grugé l’écart qui la séparait des Japonaises avant de s’imposer dans les deux derniers tours. Les Canadiennes ont signé un chrono de 3 min 1 s 81, comparativement à 3 min 2 s 89 pour leurs adversaires qui ont mérité le bronze. Les Néerlandaises (3 min 2 s 29) ont mis la main sur l’argent.

« Parce qu’on ne s’est pas vu de l’été et qu’on a tenu un seul entraînement ensemble, c’est un message fort pour nous que nous sommes encore capables de bien faire, a raconté Maltais. C’est un message aussi pour les autres. Contrairement à 2018 où l’on voulait rattraper le Japon, les rôles sont inversés cette année. Les Japonaises veulent nous battre. C’est une position spéciale et privilégiée. »

« On sentait la nervosité avant la course et on ressentait une certaine peur, mais on s’est fait confiance, a expliqué Maltais. On sait que nous pouvons être plus vites parce que nous avons commis plusieurs erreurs, mais nous avons démontré une bonne chimie. Nous avons une bonne marge de manœuvre pour progresser et l’objectif est de battre le record du monde à la Coupe du monde [de] Calgary. »

Les Japonaises ont mené une partie de la course avant que le Canada explose. 

« Nous sommes des filles de longue distance et non pas seulement des patineuses de 1500 m, a-t-elle expliqué. On réussit souvent à se démarquer en fin de course et c’est commun qu’on réussisse à revenir de l’arrière. »

Promotion dans le Groupe A

À son premier Mondial en plus d’un an, Béatrice Lamarche a terminé au deuxième rang du 1500 m dans le Groupe B. Sa deuxième place lui assure de patiner dans le Groupe A la semaine prochaine à Heerenveen, aux Pays-Bas.

« Je suis vraiment contente, a-t-elle indiqué. C’était un objectif de monter dans le Groupe A dès ma première Coupe du monde et j’ai réussi. J’ai hâte de patiner avec les meilleures. »

« Même si je n’ai pas patiné en Coupe du monde en 2021, je n’ai pas pris trop, trop de retard, de poursuivre Lamarche, qui sera de retour en action aujourd’hui (dimanche) au 1000 m et visera aussi un top 3 dans le Groupe B. Je suis contente de mon niveau. Ça va aller seulement en s’améliorant. » Maltais a terminé quatrième dans le Groupe B, comme Blondin, mais dans le Groupe A.

« J’ai connu un mauvais départ et je suis déçue. Ce n’est que partie remise avant que je me retrouve dans le Groupe A. »