Crédit : Thierry Laforce / Agence QMI

Alouettes de Montréal

Des Québécois qui contribuent

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Depuis son embauche comme directeur général des Alouettes en 2020, Danny Maciocia a insisté à de nombreuses reprises sur l’importance d’avoir du talent de chez nous sur le terrain.

«À talent égal, nous prendrons toujours le Québécois», avait notamment dit le DG en marge du dernier repêchage de la Ligue canadienne.

Dimanche, lors du premier gain éliminatoire des «Als» en huit ans, les partisans ont pu constater que Maciocia a tenu parole. Il y avait en effet 13 Québécois sur les 45 joueurs en uniforme dans la formation montréalaise.

Il était d’ailleurs fascinant de voir le maraudeur Marc-Antoine Dequoy s’adresser à la foule après le gain en demi-finale de la section Est de 28 à 17 sur les Tiger-Cats de Hamilton. Micro à la main, le produit des Carabins de l’Université de Montréal a remercié les partisans présents au Stade Percival-Molson et ils lui ont répondu avec un tonnerre d’applaudissements.

«Je voulais prendre le temps de leur dire merci de leur soutien, a indiqué Dequoy. Je suis fier d’avoir gagné pour l’organisation, mais aussi pour la ville. Ça faisait longtemps qu’on méritait une victoire à la maison en éliminatoires.»

«C’est tellement beau de pouvoir jouer pour sa ville, pour des gens que tu peux croiser dans la rue et avec qui tu peux avoir une discussion. C’est si plaisant de partager la passion du football avec les nôtres.»

Bien plus impliqués qu’en 2014

Il est aussi intéressant de comparer la contribution des footballeurs de la Belle Province sur les succès des Alouettes. En 2014, soit la dernière fois que l’équipe a remporté une demi-finale de l’Est, il n’y avait que six Québécois en uniforme.

L’ensemble de ceux-ci avaient effectué deux plaqués sur les unités spéciales. Le receveur de passes Éric Deslauriers avait également attrapé une passe pour des gains de 13 verges dans une victoire de 50 à 17 sur les Lions de la Colombie-Britannique.

Contre les «Cats» cette année, Hergy Mayala et Regis Cibasu n’ont pas mis leurs mains sur le ballon, mais la contribution des Québécois aux succès des «Moineaux» est beaucoup plus imposante. David Côté a réussi deux placements, Dequoy a réalisé quatre plaqués en défensive et les nombreux gars d'ici évoluant sur les unités spéciales ont totalisé cinq plaqués.

«Je crois de jouer pour le club de notre province représente vraiment une motivation supplémentaire», a affirmé Dequoy. D’avoir des joueurs d’ici, je pense aussi que ça fait en sorte qu’il y a un plus gros sentiment d’appartenance chez les amateurs.»

«Comme l’a dit Danny : à talent égal, pourquoi ne pas prendre un joueur de chez nous? C’est une mentalité à laquelle s’adhère énormément. C’est la vision qu’il avait en arrivant chez les Alouettes et à sa deuxième année, nous sommes en finale de l’Est!»

Les Alouettes sont allés à la guerre

Avant l’affrontement contre les Tiger-Cats de Hamilton, c’est l’aspect physique de ce duel qui retenait beaucoup l’attention.

La très grande majorité des experts donnaient l’avantage au club de l’Ontario à ce chapitre. Ce sont pourtant les «Als» qui ont remporté la guerre de tranchées, obtenant par le fait même leur billet pour la finale de l’Est contre les Argonauts à Toronto.

«C’était un match physique comme on les aime et on a gagné en l’étant plus qu’eux», a dit le garde Pier-Olivier Lestage, dimanche, quelques instants après le sifflet final de la victoire de 28 à 17 des Alouettes.

Le joueur de première année, qui se démarque par sa hargne sur le terrain, a d’ailleurs fait un bloc-clé sur le troisième touché des siens. Sa manœuvre a permis au porteur de ballon Walter Fletcher d’obtenir plus d’espace et d’ensuite franchir la ligne des buts.

Se sacrifier

Sur cette séquence, Lestage a foncé la tête première et n’a pas hésité à se sacrifier. C’est ce qu’on fait pratiquement tous les joueurs des «Als» pour venir à bout des Tiger-Cats.

Il était d’ailleurs possible de voir le bras droit du receveur de passes Jake Wieneke couvert d’ecchymoses après la partie. Le vétéran s’est imposé dans le trafic – là où ça fait mal – pour conclure son duel avec cinq attrapés pour 60 verges et un majeur.

«C’était très physique, a-t-il dit avec le sourire. On s’est battu jusqu’à la fin et on a trouvé une manière de l’emporter.»

«Nous étions prêts pour une bagarre de bar, a imagé le quart-arrière Trevor Harris. Ils [les Tiger-Cats] ont été physiques et ils nous ont frappés fort. Nous serons un peu courbaturés demain matin, mais nous serons prêts à recommencer la semaine prochaine à Toronto.»

Les Québécois dans la formation des Alouettes en demi-finale de l’Est en 2022 et 2014

- 2022

Brian Harelimana, secondeur

Hergy Mayala, receveur de passes

David Côté, botteur

Marc-Antoine Dequoy, maraudeur

Alexandre Gagné, centre arrière

Pierre-Luc Caron, spécialiste des longues remises

Kerfalla Exumé, demi défensif

Frédéric Chagnon, secondeur

Kristian Matte, ligne offensive

Philippe Gagnon, ligne offensive

Pier-Olivier Lestage, ligne offensive

Régis Cibasu, receveur de passes

Vincent Desjardins, ligne défensive

-2014

Éric Deslauriers, receveur de passes

Jean-Christophe Beaulieu, centre-arrière

Kristian Matte, ligne offensive

Luc Brodeur-Jourdain, ligne offensive

Marc-Olivier Brouillette, secondeur

Nicolas Boulay, secondeur