Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

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Les Remparts établissent un record d’équipe

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Les Remparts ont signé une 10e victoire de suite sur leur patinoire, dimanche, éclipsant du même coup un record d’équipe qui datait d’il y a 12 ans.

Une marque, obtenue en battant l’Océanic de Rimouski, qui ne semblait pas vouloir dire grand-chose tant pour les joueurs que pour l’entraîneur-chef, Patrick Roy.

Si ce n’est qu’elle témoigne «du groupe spécial» que forment les Remparts. «Ce n’est pas toujours parfait [...], mais on trouve un moyen de gagner nos rencontres», a convenu le capitaine Théo Rochette.

«On l’a su avant le match, mais on ne change pas notre façon de jouer pour ça, a ajouté Zachary Bolduc. Ce qui fait notre succès, c’est la façon dont on se prépare, donc on tente de continuer à se préparer comme ça.»

«On ne se concentre pas beaucoup là-dessus, mais beaucoup plus sur la façon dont on doit jouer, a continué l’entraîneur-

chef. Ça démontre toutefois que nos joueurs font de bonnes choses présentement.»

Il n’y avait toutefois pas beaucoup de bonnes choses dans le début de match des «Diables rouges», dimanche, qui ont cédé dès la cinquième minute de jeu.

En avantage numérique, Maël St-Denis a déjoué William Rousseau, qui a sinon été très solide tout au long de la rencontre, avec 21 arrêts.

«On a eu un peu de difficulté avec notre gestion de rondelle en début de match, a reconnu Bolduc. On s’est ajusté après la première période et ça nous a aidés. À partir de là, on a contrôlé le match.»

Malgré ces difficultés, les Remparts ont rapidement rebondi. Également en supériorité numérique, Evan Nause a créé l’égalité deux minutes plus tard, puis Théo Rochette en a rajouté à mi-chemin en première.

Le tournant du match

Rousseau a toutefois dû se dresser par deux fois lorsque son équipe jouait avec un homme en plus. L’Océanic a obtenu deux échappées en désavantage numérique.

«Ç’a été le tournant du match, a analysé Patrick Roy. Si [William] Dumoulin marque sur l’une des échappées, c’est 2 à 0 pour Rimouski. Alors [William Rousseau] a joué un rôle important à ce moment, et il a été solide du début jusqu’à la fin.»

Bolduc, avec son 10e de la saison, a fait 3 à 1 dans les premiers moments du deuxième engagement.

Les deux gardiens ont ensuite fermé la porte jusqu’à la fin. Du côté de l’Océanic, Patrik Harmla a réalisé 18 arrêts.

«Ils ont tous les deux été très bons, a reconnu l’entraîneur-chef des Remparts. On a eu plusieurs bonnes chances de marquer. On a aussi touché le poteau, et James [Malatesta] a raté un filet ouvert, mais le gardien de l’Océanic aussi a fait le travail.»

Au sommet du classement

Si les Remparts surfent sur une séquence historique de 10 gains de suite à domicile, ils ont aussi remporté leurs 10 derniers matchs, toutes patinoires confondues.

Grâce à son dossier de 15 victoires contre deux revers (dont un en tirs de barrage), Québec trône au sommet du classement général de la ligue, trois points devant le Phœnix de Sherbrooke.

Les Remparts disputeront leur prochain match vendredi contre le Drakkar, à Baie-Comeau.

« ON VERRA CE QUE LA LIGUE DÉCIDERA »

À mi-chemin en troisième période, dimanche, Patrick Roy a été vu en discussion avec l’un des officiels de la rencontre face à l’Océanic de Rimouski. Quelques instants auparavant, Mathis Gauthier était entré en collision avec Théo Rochette.

Touché à la cuisse, le capitaine des Remparts a brièvement chassé la douleur dans le corridor menant au vestiaire de l’équipe. Il avait encore un peu mal après le match, qu’il était parvenu à terminer.

Le défenseur de l’Océanic n’a pas été puni pour ce jeu.

«L’arbitre a été honnête avec moi en m’expliquant qu’il n’avait pas bien vu et qu’il n’était pas assez bien positionné pour pouvoir sévir, a expliqué l’entraîneur-chef. On verra ce que la ligue décidera.»

Il visait ses collègues

Par ailleurs, Patrick Roy a souligné qu’il ne visait pas le travail des arbitres lorsqu’il a pris le micro à la fin de sa conférence de presse de vendredi, mais plutôt le comportement de certains entraîneurs.

«Ce qui m’agace, c’est que les arbitres sont très indulgents envers les entraîneurs des équipes adverses quand ils sont dans notre aréna. J’aurais aimé monter sur le banc et sur la bande, et prendre l’arbitre pour le tasser avec leur main», avait déclaré le numéro 33 après le match contre les Cataractes de Shawinigan.

«J’aurais été curieux de voir ce qui serait arrivé [si ç’avait été moi], avait-il ajouté. Ça, ça m’agace, ça fait trois matchs que je ne suis pas sûr qu’on a besoin d’un arbitre en chef parce que le coach de l’autre bord arbitre pas mal la game.»

Pas une critique

Dimanche, l’entraîneur-chef a mentionné qu’il n’avait ni critiqué les officiels ni décoché de flèches envers eux.

«J’ai voulu dire qu’ils étaient indulgents envers les entraîneurs, a-t-il soulevé. Ce n’était pas une critique envers les officiels, loin de là, c’en était plutôt une envers nous, les entraîneurs. On ne peut pas critiquer chaque punition qui est appelée ou se mettre debout sur le banc.»