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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Alouettes de Montréal

«Il n’y a jamais un "call" manqué qui mérite une dent brisée!» - Mario Cecchini

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MONTRÉAL – Le président des Alouettes, Mario Cecchini, a été «choqué» de l’agression qu’a subie un arbitre pendant un match collégial ce week-end.

«Ça n’a aucun bon sens, ce qui s’est passé», a-t-il affirmé pendant un entretien téléphonique.

«C’est de bonne guerre de dire que l’arbitre "ne nous a pas aidés" ou de critiquer une décision. Ça fait partie du sport. Il est cependant inacceptable de s’en prendre physiquement et verbalement à un arbitre. J’ai été profondément choqué par la chose.»

Samedi dernier, à Saint-Hyacinthe, l’affrontement entre les Lauréats et le Noir et Or de Valleyfield a été annulé à la mi-temps, après qu’un parent eut asséné plusieurs coups à un arbitre. Le père de famille n’a pas apprécié une décision privant l’une des deux équipes d’un touché et l’a fait savoir de la pire manière possible.

«Il n’y a jamais un "call" manqué qui mérite une dent brisée!», a clamé Cecchini.

Visiblement remué par l’agression, le président a discuté du sujet avec son équipe. Les Alouettes ont donc décidé de prendre un moment pour honorer les arbitres pendant le duel éliminatoire de dimanche, contre les Tiger-Cats de Hamilton.

Profiter de leur tribune

Cela s’inscrit dans l’une des missions que s’était donnée Cecchini lorsqu’il est arrivé en poste avec les «Als». L’organisation professionnelle doit assumer un certain leadership sur l’ensemble du football au Québec.

«Nous disputons un match important et il y aura beaucoup de personnes présentes. Nous avons ainsi la chance de prendre le temps de souligner leur dévouement à notre sport. Je souhaite vraiment que les spectateurs présents se lèvent et applaudissent nos officiels.»

«Ce sont des gens qui ont des boulots quotidiens et personne ne fait une fortune avec ça dans la Ligue canadienne de football. Imaginez dans le football mineur.»

«Leur travail, il est difficile, a ajouté Cecchini. Dans notre cas, il y a environ 20 000 paires d’yeux qui les regardent et qui sont contre eux automatiquement quand ils prennent une décision en faveur de l’autre équipe. Ça peut être intimidant et ce n’est pas facile. C’est important de reconnaître leur travail, parce qu’il n’y a pas de match s’il n’y a pas d’arbitres.»