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James Malatesta: «J'espère que Hockey Canada le regarde»

Publié | Mis à jour

James Malatesta a deux objectifs : signer un contrat professionnel avec les Blue Jackets de Columbus et mener les Remparts de Québec aux grands honneurs. S’il poursuit sur son bon début de saison, un autre fait d’arme pourrait être à sa portée, estime son entraîneur Patrick Roy.

L’attaquant de 19 ans a inscrit neuf buts en 10 matchs jusqu’ici cette saison et, avec 13 points, il partage la tête des compteurs des Remparts avec Pier-Olivier Roy, Théo Rochette et Nathan Gaucher.

Au-delà des points, Malatesta a aussi fait sentir sa présence physiquement à plusieurs reprises.

«Il a un gros début de saison et j’espère que les gens de Hockey Canada le regardent. De la façon dont il joue présentement, il mérite au moins une invitation au camp pour le Championnat mondial de hockey junior. Je suis content de ce que je vois de lui. C’est un gars intense qui travaille fort. J’ai discuté avec des gens des Blue Jackets et James est l’un de ceux qui est arrivé avec la bonne mentalité, il était prêt quand il est revenu ici», a mentionné Roy.

Mis au parfum des propos de son entraîneur-chef, Malatesta a esquissé un sourire.

«J’essaie de ne pas trop penser à ça. Je veux jouer et avoir du fun et continuer sur ma lancée. Cette année, je joue pour un contrat et pour gagner un championnat avec les Remparts. Je joue pour beaucoup. Je suis vraiment motivé et je pense que ça se voit sur la glace.»

Rousseau aussi?

Après avoir entendu les propos de Roy sur Malatesta, un collègue a relancé l’entraîneur-chef des Remparts en lui demandant s’il ne croyait pas que le gardien William Rousseau, aussi, pourrait se mériter une invitation avec la sélection canadienne avec le début de saison qu’il connait.

«Il y a plusieurs joueurs dans notre équipe qui mériteraient un appel [de Hockey Canada], ça c’est sûr. Ce n’est pas moi qui vais arrêter la promotion de nos joueurs. Will a un début de saison fantastique. [...] Ce qui nous inquiétait, c’était que c’est la première fois qu’il avait le rôle de no. 1. Sincèrement, on va admettre qu’il compose très bien avec ça. Pascal Lizotte [l’entraîneur des gardiens des Remparts] fait un très bon travail pour le préparer mentalement et sur le plan technique, il ne donne pas beaucoup de rebonds.»

Place à amélioration

En neuf matchs cette saison, William Rousseau présente une moyenne de 1,67 et un pourcentage d’arrêts de 0,937.

«J’ai un bon début de saison mais je ne veux jamais être satisfait. J’aime penser que tu n’atteins jamais la perfection donc tu dois toujours t’améliorer. L’équipe joue avec plus de responsabilité défensivement. Ça arrive qu’on donne des chances, comme n’importe quel club, et c’est à nous, les gardiens de buts, de faire ces arrêts-là», mentionne celui qui bénéficie du mentorat de Patrick Lalime, une «connaissance assez proche».

«Il parle à certaines personnes au niveau professionnel et il me fait des compte-rendus.»

QUENTIN MILLER, SEUL ESPOIR MASQUÉ DE LA LHJMQ

Un seul gardien de but de la LHJMQ a été répertorié sur la liste préliminaire de la Centrale de recrutement de la LNH, dévoilée mardi : Quentin Miller, des Remparts de Québec.

Le gardien montréalais de 6 pi, 3 po et 180 lb a obtenu la note de «C» sur le récent relevé, ce qui signifie qu’il est considéré comme un espoir des rondes quatre à sept en vue du prochain repêchage de la LNH, qui aura lieu les 28 et 29 juin prochain, à Nashville.

«J’ai trouvé ça le fun d’avoir la reconnaissance pour mon travail. C’est spécial d’être sur une liste de la LNH, mais ça ne change rien pour moi. Je dois continuer à travailler fort et ça ne change pas mon plan de match», a réagi ce matin le francophone, dont le prénom se prononce «Cantin».

Rotation difficile

À sa première saison dans la LHJMQ, Miller ne se retrouve pas nécessairement dans un environnement propice pour se faire valoir, soir après soir, auprès des recruteurs.

C’est que les Remparts utilisent une rotation derrière le gardien partant William Rousseau, entre Philippe Cloutier et lui.

Le plan est de partager les fins de semaine de façon relativement équitable entre les deux seconds. Après avoir joué à Charlottetown samedi dernier, Miller laissera sa place à Cloutier lors du prochain week-end.

«Ce n’est pas toujours évident, mais ça me permet d’apprendre des deux autres, qui sont de très bons gardiens. Je peux prendre des avantages de cette situation.»

Parmi les avantages qu’il en tire, Miller avoue apprendre beaucoup du début de saison que connaît Rousseau jusqu’à maintenant.

«C’est un gardien qui est capable d’amener son corps dans les rondelles. Il est très concentré et travaille fort. Je vois à quel point il faut être travaillant, concentré avant chaque match et faire les bonnes étapes pour se préparer. J’apprends de William à être un bon athlète.»

De l’intérêt

Selon Patrick Roy, l’intérêt des équipes de la LNH est bien présent pour le produit du Rousseau-Royal de Laval-Montréal.

«On est dans un ménage à trois, mais on va essayer de lui donner le plus de matchs possible. Il a la chance de travailler avec Pascal Lizotte, ce qui fait qu’il est prêt à chacun des matchs auxquels il est appelé à jouer. Il a un physique qui l’avantage, puisqu’un gardien de 6 pi et 3 po, ça attire l’attention. Je reçois beaucoup d’appels des dépisteurs qui veulent savoir quand il va jouer.»