Crédit : Photo le Journal de Montréal, Ben Pelosse

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Les Huskies retirent la bannière de Mike Ribeiro

Kevin Dubé

Publié | Mis à jour

La bannière de Mike Ribeiro ne trône plus dans les hauteurs de l’aréna Glencore. Les Huskies de Rouyn-Noranda ont pris la décision de la retirer «de façon préventive», le temps que la lumière soit faite sur les accusations d’agression sexuelle qui pèsent sur l’ancien joueur-vedette de l’organisation.

La nouvelle a tout d’abord été révélée par Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue, puis confirmée au «Journal» par le directeur opérationnel des Huskies, Gilles Bérubé.

«Elle n’est pas aux poubelles. Elle est bien roulée dans mon bureau et on lui fait attention», a-t-il mentionné.

La décision de retirer la bannière se voulait d’abord et avant tout logistique, a ajouté M. Bérubé. La Ville de Rouyn-Noranda avait payé cet été pour une nacelle afin de faire de changer les lumières dans l’amphithéâtre. M. Bérubé a décidé de faire d’une pierre, deux coups.

«C’est un peu compliqué de faire venir une nacelle, à cause de la largeur des portes de l’aréna. On en avait déjà fait venir une et elle ne passait pas. À 1500 $ chaque fois, on ne peut pas se le permettre. On est une petite organisation et on ne roule pas sur l’or. Donc, quand la Ville a fait venir une nacelle pour changer les lumières, on a décidé de le faire tout de suite pour ne pas avoir à l’enlever en milieu de saison [advenant que Ribeiro était reconnu coupable].»

Prêt à lui parler

L’organisation des Huskies n’a pas contacté Ribeiro pour lui faire part de la décision de retirer sa bannière, qui trônait aux côtés de celles d’André Tourigny et du 44 de Jérôme Tremblay.

M. Bérubé se dit toutefois ouvert à discuter avec le Montréalais.

«Je n’ai jamais parlé à Mike, mais s’il m’appelle, me dit que c’est complètement faux, qu’il ne s’est rien passé et qu’il va prouver qu’il n’a rien à voir avec ça, on va la remettre.»

Rappelons qu’en mai dernier, le quotidien «Dallas Morning News» a révélé que Ribeiro avait été arrêté le 28 avril pour des accusations d’agression sexuelle à l’endroit de deux femmes, des gestes qui auraient eu lieu en juin 2021. Il a par la suite été libéré sous caution.

Il ne s’agit pas des premières démêlées avec la justice pour Ribeiro qui, en 2015, a été poursuivi au civil par une ancienne nourrice qui lui réclamait 1 million $, prétextant avoir été agressée pendant qu’elle dormait. Le dossier avait été réglé hors-cours quelques mois plus tard.

Ribeiro a, deux ans plus tard, été arrêté pour violation de propriété à Miami.