LNH

Bergeron avec le CH: «Honnêtement, je n’y ai pas pensé»

Publié | Mis à jour

Le Québécois Patrice Bergeron a accepté pendant la saison morte un contrat d’une saison avec les Bruins de Boston, l’équipe qui l’avait repêché en 2003. Toutefois, l’attaquant a été un joueur autonome sans compensation pendant près d’un mois, ce qui a fait rêver les partisans des Canadiens de Montréal. 

En effet, Bergeron a accepté le nouveau contrat le 8 août alors qu’il était devenu libre comme l’air le 13 juillet dernier. Mais pour lui, il n’y avait que deux issues possibles. Revêtir à nouveau le chandail des Bruins ou accrocher ses patins.

Mais la coïncidence était quand même là puisque son ancien agent, Kent Hughes, est maintenant le directeur général du Tricolore.

«Honnêtement, je n’ai y pas pensé, a candidement avoué Bergeron lors d’une entrevue à l’émission JiC sur les ondes de TVA Sports, mardi. Je dois beaucoup à Kent Hughes. On a une belle relation, on est encore de très bons amis. J’ai vu ses enfants grandir et maintenant, ils sont repêchés dans la Ligue nationale, ce qui est fou à penser. 

«On parle de loyauté et de respect mutuel, c’est la même chose avec Kent. Pour nous, ça fait 20 ans qu’on se connaît, il me connaît aussi en tant que personne, ce que je veux et mes principes. Je pense qu’il le savait. J’avais une réflexion à faire, il voulait me laisser le temps de prendre ce temps-là. Il savait que pour moi, c’était Boston ou c’était de retourner passer plus de temps en famille.»

Mais Bergeron n’est pas dupe et comprend très bien la réalité du marché montréalais.

«Je comprenais la coïncidence que Kent, qui était mon agent, est arrivé directeur général à Montréal, a continué l’athlète de 37 ans. Je suis un Québécois. Donc, c’était le "perfect storm" si on veut. Il reste que de mon côté, je lui souhaite bonne chance et j’ai confiance qu’il va faire un travail exceptionnel. Par contre, pour moi, mes enfants ont grandi à Boston, ils sont nés à Boston. J’ai passé plus que la moitié de ma vie à Boston. Je n’étais pas capable de me voir ailleurs que là.»

Une structure différente

Le contrat de Bergeron, dans sa structure, est un peu inhabituel, avec un salaire de base de 1,5 million $, un boni à la signature de 1 million $ et un boni de performance de 2,5 millions $, avec pour condition de disputer au moins 10 matchs en 2022-2023.

Voilà qui a pu en faire sourciller quelques-uns.

«La structure est faite en sorte que ça puisse fonctionner avec le plafond, la situation actuelle des Bruins de Boston avec le plafond salarial, a révélé Bergeron. [...] C’est sûr que ç’a été plus long que prévu au niveau du temps que ça a pris pour que le contrat naisse et qu’on puisse mettre la signature. Ç’a été des belles conversations. Je suis content que ça soit maintenant concrétisé.

«Je pense qu’il y a une situation qui est un peu différente de mon côté. C’est important pour moi, il y avait un côté loyauté qui a été réciproque depuis le début de ma carrière. J’ai commencé avec les Bruins de Boston et je voulais terminer avec les Bruins de Boston.»

À voir dans la vidéo ci-dessus.