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Canadiens de Montréal

Tomas Tatar montre toute sa classe

Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Les Devils du New Jersey ont signé un gain de 2 à 1 lors du premier match préparatoire sur la glace du Centre Bell. Tomas Tatar a marqué contre son ancienne équipe, mais ce n’est pas ce jeu qui le rendait le plus fier.

Pendant la période d’échauffement, Tatar a glissé quelques mots à son compatriote Juraj Slafkovsky. Il a répété la même scène pour la mise en jeu initiale puisque les deux rivaux se retrouvaient sur la patinoire. Et à la fin de la rencontre, le numéro 90 des Devils s’est dirigé vers le banc du Tricolore pour discuter avec Slafkovsky et Filip Mesar.

«Je suis extrêmement fier des deux (Slafkovsky et Mesar), a dit Tatar dans le vestiaire de l’équipe adverse. Ils sont deux jeunes de la Slovaquie. J’ai joué avec Juraj au Championnat du monde. Je voulais l’aider pour la LNH en lui donnant des conseils. Ça me rend très fier de les voir porter le chandail du Canadien. Ils sont deux bons jeunes et je sais qu’ils feront le bonheur des partisans de Montréal.»

Slafkovsky et Mesar avaient de grands yeux en racontant leur rencontre avec Tatar.

«Il n’y a pas beaucoup de joueurs de la Slovaquie dans la LNH et quand tu joues contre un gars de ton pays, c’est un bon sentiment, a expliqué le premier de classe du repêchage de 2022. Tomas ne m’a pas prodigué un conseil, il est plus drôle.»

«C’était cool de parler avec Tomas, a renchéri Mesar. Quand j’étais jeune, je le regardais à la télévision. Et aujourd’hui, je jouais contre lui.»

Avec Nemec à Jersey

Au mois de mai dernier, Tatar a appris à mieux connaître Slafkovsky au sein de l’équipe nationale. Au Mondial en Finlande, l’ailier de 18 ans avait dominé la colonne des marqueurs de la Slovaquie avec neuf points (6 buts, 3 passes) en 8 matchs.

«Juraj était très bon pour un jeune de 18 ans, a mentionné Tatar. J’ai adoré mon temps avec lui, nous avions développé une belle complicité. Nous avions une équipe très jeune à ce tournoi et nous avions pratiquement causé une surprise. Je voulais connaître les jeunes et je voulais les aider avant le repêchage. Nous avons finalement eu les deux premiers choix du repêchage de 2022. J’étais vraiment heureux. C’est gros pour notre pays.»

Au New Jersey, Tatar servira de grand frère pour le défenseur Simon Nemec, le deuxième choix au total du dernier encan. Nemec n’avait pas fait le voyage à Montréal pour cette rencontre préparatoire.

«J’aiderai Simon avec les Devils, comme je l’aurais fait avec Juraj ou Filip si j’étais encore avec le Canadien, a expliqué Tatar. Quand tu viens du même pays, c’est juste normal de redonner. Je voudrais qu’il se sente bien. Il y aura des moments où il s’ennuiera de la Slovaquie. Il a juste 18 ans, ce n’est pas toujours facile.»

Un conseil pour Montréal

À l’aube de sa deuxième saison avec les Devils, Tatar a connu ses plus beaux moments dans la LNH en 2018-2019 et 2019-2020 en formant un très bon trio avec Phillip Danault et Brendan Gallagher. Avec une expérience de trois saisons à Montréal, il est bien placé pour offrir des conseils à Slafkovsky.

«Il y aura de la pression pour lui à Montréal, mais il devra se faire confiance, a-t-il résumé. Il y avait aussi de la pression sur ses épaules en Slovaquie. Il attire l’attention des médias là-bas. Quand tu es un premier choix au total, tu te retrouves toujours sous les réflecteurs. Mais je sais que les gens l’aimeront à Montréal. Il a une bonne attitude et une personnalité attachante. Il aura juste besoin de s’amuser.»

Départ modeste

Sur le plan hockey, Slafkovsky a brisé la glace en participant à une première rencontre du long calendrier préparatoire. Utilisé à l’aile droite aux côtés de Kirby Dach et Rem Pitlick, il a dressé un bilan réaliste de ses débuts.

«J’ai gagné quelques batailles pour la rondelle, mais j’ai aussi perdu des batailles, a-t-il résumé. Je peux mieux jouer. Je me connais. Je peux être plus rapide et décocher plus de tirs. Il y aura une autre rencontre mercredi.»