JiC

«C’est notre travail d’attirer les joueurs» - Martin St-Louis

Publié | Mis à jour

L’état-major des Canadiens de Montréal a du pain sur la planche. L’un des mandats que le club s’est donné: devenir une destination de choix à travers la Ligue nationale de hockey, aux dires de l’instructeur Martin St-Louis. 

Voyez la cinquième et dernière partie de son entrevue avec Jean-Charles Lajoie, diffusée vendredi.

C’est bien connu, les marchés de hockey américains ont bonne presse à travers le circuit Bettman. La pression des marchés canadiens, le climat moins attrayant que le chaud soleil de la Californie, la qualité de vie et l’aspect financier sont tous des facteurs qui pèsent lourd dans la balance.

«C’est notre travail à Kent Hughes, Jeff Gorton et moi, de bâtir un groupe, une culture qui va attirer les joueurs», a martelé le pilote du Bleu-Blanc-Rouge.

Mais comment redorer le blason du Tricolore au point d’attirer les vedettes de la LNH?

«Honnêtement, ce n’est pas l’entraîneur qui va convaincre quiconque de joindre une formation. S’il faut que je convainque le joueur lorsque je suis assis à la table avec lui, c’est trop tard, ça ne fonctionnera pas.»

«C’est un petit monde le hockey. Je t’assure que les gars se convainquent entre eux selon l’appréciation des hockeyeurs d’une place à l’autre. C’est comme ça qu’on attire des joueurs», a soutenu le coach du CH.

Martin St-Louis en mode écoute

Le Québécois misera énormément sur l’écoute ainsi que son flair derrière le banc d’une si jeune troupe.

«La manière dont l’équipe joue, ça nous donne de l’information et ça nous aide à gérer le chemin et les attentes.»

Plusieurs jeunes espoirs de qualité seront de l’échiquier de St-Louis cette saison. 

«Les jeunes amènent beaucoup d’enthousiasme. Cole Caufield est de ce groupe. Chaque jour à l’aréna, il est de bonne humeur. C’est plaisant de travailler avec ce genre d’individus.»

Une question d’attitude

«Parfois, je crois que les athlètes n’atteignent pas leur plein potentiel puisqu’ils abandonnent trop vite. Parfois, tu penses que tout est fini, mais quand tu passes à travers de ça, c’est incroyable ce que tu peux trouver de l’autre côté», a laissé entendre l’ex-joueur reconnu pour sa ténacité et son ardeur au travail.

«La ville de Montréal est unique pour le hockey. On connaît l’importance des Canadiens pour le peuple. Notre but est de rendre les partisans fiers. Est-ce qu’on va gagner? Je ne le sais pas, mais j’espère que oui. On va travailler fort pour rendre les gens fiers.»