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LHJMQ: des sanctions claires et strictes dévoilées

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Dans la foulée des allégations d’agression sexuelle qui éclaboussent Hockey Canada, la LHJMQ a annoncé aujourd'hui un plan d’action qui comprend notamment des sanctions claires et strictes dans les cas d’inconduites sexuelles.

Ce plan se divise en deux piliers : la prévention et l’intervention. Les joueurs et le personnel des équipes auront davantage d’ateliers et de webinaires à suivre sur la notion de consentement durant la saison.

À cela s’ajoutent maintenant des sanctions plus sévères en cas d’accusations de toutes sortes, notamment une suspension indéfinie dans le cas d’une plainte formelle déposée à la police ou des peines advenant des allégations dans les médias.

Le dépôt de ce nouveau plan par la LHJMQ survient alors qu’une enquête indépendante est actuellement menée par l’ancien juge de la Cour Suprême Thomas Cromwell, qui devrait soumettre un rapport en novembre.

Il y a aussi le dossier des joueurs Nicolas Daigle et Massimo Siciliano, qui sont toujours en attente de la suite des procédures légales après avoir été accusés au criminel d’agression sexuelle sur une mineure, à l’été 2021.

Une situation qui a accéléré le processus de mise en place d’un plan d’action, a confirmé aujourd'hui le commissaire de la ligue, Gilles Courteau.

Discret face à Hockey Canada

Ce dernier n’a d’ailleurs pas voulu commenter outre mesure le dossier de Hockey Canada, en raison de l’enquête toujours en cours, mais a tout de même laissé transparaître sa vision de la gestion qu’avait faite Hockey Canada des cas allégués.

«Comme dirigeants, est-ce qu’on aurait fait différemment [de Hockey Canada] ? Probablement, parce qu’on a une façon de faire depuis plusieurs années. Sans vouloir entrer dans les détails de ce qui est survenu en 2018, Hockey Canada réalise qu’ils doivent apporter des modifications à leurs façons de faire à différents égards», a-t-il mentionné, jurant que la ligue ne disposait pas d’un fonds de réserve servant à régler à l’amiable des cas d’agressions sexuelles, comme c’était le cas chez Hockey Canada.

Rappelons que, dans le cas de Daigle et Siciliano, ils avaient été suspendus indéfiniment deux jours après le dépôt des accusations par la victime alléguée.

Dans le cas de Daigle, il avait tenté de contourner sa suspension en joignant une ligue professionnelle d’Ukraine, mais la LHJMQ n’avait pas accepté de le libérer en raison de la suspension qui pèse sur lui.