Canadiens de Montréal

«Ils ne vont pas le dire ouvertement!»

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Après avoir gagné la toute première sélection à la loterie du repêchage, en 2022, où en est le plan de reconstruction des Canadiens de Montréal?

Les trois têtes de hockey dans les hautes sphères de l’organisation, Geoff Molson, Jeff Gorton et Kent Hughes, croient-elles à la possibilité de sortir du boulier au premier rang une deuxième année consécutive?

Pour Tony Marinaro, il ne fait aucun doute que les dirigeants accepteraient de conclure la prochaine campagne dans les bas-fonds pour repêcher Connor Bedard, si les espoirs fondés en le jeune prodige en font le meilleur joueur de sa cuvée. 

Pour employer un anglicisme bien connu dans le jargon sportif, le plan serait de «tank». 

«Ils ne vont pas le dire ouvertement! C’est sûr que c’est ça le plan!», a-t-il argumenté au segment «Le Colisée» à JiC, jeudi, sur les ondes de TVA Sports.

«Si ce n’est pas Bedard, ça s’appelle (Matvei) Michkov. Si ce n’est pas Bedard ou Michkov, ça s’appelle (Adam) Fantilli. Ils ne vont pas le dire ouvertement parce qu’il y a des gens qui n’achèteront pas de billets.»

Et Martin St-Louis dans tout ça?

En ce sens, Jean-Charles Lajoie émet un doute quant à l’exécution d’une telle stratégie.

«C’est déjà commencé. Mais le plan, c’est comme à la boxe. Ça marche jusqu’à ce que tu manges un coup de poing sur la gueule. Le Canadien va en manger en rangée des coups de poings sur la gueule, parce qu’il va en perdre beaucoup plus de matchs qu’il va en gagner.»

En ce sens, l’entraîneur-chef au regard bouillant du Tricolore pourrait ne vouloir rien entendre de diriger l’équipe dans ce contexte, croit le coloré animateur.

«Est-ce que Martin St-Louis, qui a une fiche épouvantable en 37 matchs l’an dernier – qui n’est pas meilleur que celui de Dominique Ducharme, "by the way" – va endurer de perdre 50 matchs cette année, 45 l’année prochaine et peut-être 40 dans deux ans? Voyons donc, toi.»

Tony Marinaro persiste et signe.

«Il le sait. C’est un homme intelligent. T’as passé du temps avec lui au Pied de cochon - pis je suis un peu déçu que tu ne m’aies pas invité – il sait que c’est un processus, Jean-Charles! Tu ne peux pas tout avoir tout de suite.

«Toi tu as attendu 20 ans avant de travailler avec moi. Les bonnes choses arrivent aux gens qui attendent!» 

Ci-dessus, voyez le segment «Le Colisée» avec Jean-Charles Lajoie et Tony Marinaro à «JiC».