Canadiens de Montréal

Du jamais-vu pour un dirigeant des Canadiens

Du jamais-vu pour un dirigeant des Canadiens

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 22 septembre
Mis à jour 22 septembre

Éprouvant, c’est le mot qui décrit le mieux la première journée sur la glace au camp d’entraînement des Canadiens.

Les joueurs ont vraiment dû puiser au fond d’eux-mêmes pour compléter le test de conditionnement sur glace que leur avait réservé l’entraîneur-chef, Martin St-Louis.

Un test qui était prévu à l’agenda depuis un certain temps. Donc, les joueurs n’ont pas été pris par surprise.

L’exercice était fort simple : faire trois tours de patinoire et le faire six fois avec environ deux minutes de repos entre chaque répétition.

Ouf !!!

Un dirigeant des Canadiens, que j’ai croisé sur le bord de la patinoire à Brossard, me disait qu’il n’avait jamais rien vu de tel dans sa carrière.

Crédit photo : Joël Lemay / Agence QMI

Les joueurs étaient exténués, épuisés et à bout de souffle. Ça faisait mal. Et je peux les comprendre.

D’ailleurs, le nouveau défenseur Mike Matheson me racontait qu’il avait les jambes qui brûlaient tellement c’était exigeant et que c’était la même sensation que de monter une côte abrupte à vélo. Soit dit en passant, j’ai trouvé que Matheson a vraiment bien paru dans ce test. Il a démontré qu’il est un excellent patineur et qu’il est en bonne forme.

Selon moi, ce test de conditionnement n’avait pas pour but de punir les joueurs. Non. C’était, premièrement, pour constater qui est en forme ou pas. Et deuxièmement, il avait plutôt pour but d’unir les joueurs et de créer un sentiment d’appartenance.

Lors du test, j’ai constaté que les joueurs se sont encouragés à continuer et à ne pas lâcher malgré la douleur et la souffrance qui pouvaient envahir leur corps et leur esprit.

J’ai perçu cela comme la première étape de cette culture que Martin St-Louis voulait implanter dans son vestiaire. Un peu comme s’il disait : « Malgré les obstacles et les embûches, on est ensemble, on est une famille. » C’est du moins ma perception des choses.

Parce que c’est ça le principal défi de l’organisation. Les dirigeants et les entraîneurs doivent créer un sentiment d’unité. Les prochains mois offriront leur lot de d’obstacles et l’équipe doit les franchir afin d’espérer à des jours meilleurs.

Une étape à la fois.