Photo : Le directeur général Charles Demers, le gérant Patrick Scalabrini et le président Michel Laplante ont dressé un bilan positif de la campagne qui vient de finir pour les Capitales, en compagnie du joueur David Glaude, à l’avant-plan. Crédit : Photo Stevens LeBlanc

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Capitales: «Le stade a besoin d’amour, il va avoir 85 ans»

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Le premier championnat dans la Ligue Frontière vient à peine d’être célébré que les Capitales sont déjà sur la planche à dessin pour entreprendre une cure de beauté au Stade Canac. Même l’option d’un nouveau domicile ailleurs à Québec n’est pas écartée. 

«Le stade a besoin d’amour, il va avoir 85 ans», a signalé le président de l’équipe, Michel Laplante, lors d’un bilan de saison fort positif. 

Selon lui, deux rencontres avec la Ville de Québec ont été organisées dans les derniers mois et un plan a été établi pour échelonner des travaux majeurs jusqu’en 2027. 

«C’est évident qu’on souhaite des délais plus courts», a indiqué Laplante, tout en précisant «qu’on a l’impression d’avoir vraiment une écoute favorable au niveau de la Ville». 

Crédit photo : Photo Stevens LeBlanc

Tout ce qui a été analysé en ce qui a trait aux fondations du stade serait «très positif», mais ce qu’il y a autour serait à travailler, selon l’organisation implantée au stade depuis 1999. Deux sections de gradins sur cinq doivent toujours être rénovées. 

Plusieurs autres travaux seraient nécessaires, entre autres pour offrir une meilleure structure d’accueil et une cuisine plus performante afin de bonifier l’offre de concessions alimentaires. L’éclairage et le système sonore seraient aussi à revoir, pour ne citer que quelques améliorations que les Capitales ont en tête. 

Un stade neuf?

Selon Laplante, il ne faut pas totalement exclure l’option d’un stade tout neuf sur un autre site, si le coût des travaux à entreprendre au Stade Canac devenait trop onéreux. 

«Tout doit être évalué», a-t-il énoncé, en prenant soin de préciser qu’une telle décision ne pourrait pas venir des Capitales, mais de la Ville. 

«L’endroit où on est, on l’aime. C’est un emplacement de rêve. Il faut juste tout considérer. Peut-être que les coûts des travaux ont tellement augmenté qu’un stade neuf, c’est ça l’option. Ce que je sais c’est qu’aujourd’hui, le plan de la ville c’est plutôt de réparer», a ajouté l’homme-orchestre du baseball à Québec. 

Ce dernier s’est amusé à comparer la situation des Capitales à celle des grands. Les Red Sox de Boston ont opté pour faire du neuf avec du vieux au Fenway Park, tandis que les Yankees de New York ont opté pour un nouveau stade. 

«On parle de deux directions opposées et en bout de ligne, les deux ont eu raison parce que les deux marchent très bien», a-t-il souri. 

Victimes de leurs succès

Même en ce qui a trait à la participation massive des jeunes du baseball mineur qui profitent du dôme, les Capitales constatent que de nouveaux investissements sont nécessaires.  

Quelque 2400 à 2800 personnes par semaine s’amènent dans le dôme, dont la structure sera érigée à la mi-octobre. 

«Les Capitales, en bout de ligne, ce n’est que 15% du taux d’occupation du stade», a rappelé Laplante. 

«Si on veut continuer d’avoir du baseball professionnel ici pendant plusieurs années, il faut que le baseball mineur dans la ville continue de progresser et qu’on en fasse un projet commun avec la ville.» 

Un succès à tous les points de vue

Un championnat, des records individuels et des records d’assistance. Difficile de rêver de mieux pour les Capitales.

Même si l’organisation avait déjà célébré sept championnats entre 2006 et 2017 dans la Ligue Can-Am, ce premier sacre en Ligue Frontière représente le summum, aux yeux du gérant Patrick Scalabrini. 

«Je n’ai pas le choix de dire que c’est la plus belle année. C’est le championnat, mais aussi le retour après les années de COVID, plusieurs records individuels pour les joueurs, un spectacle de grande qualité avec l’ambiance incroyable au stade... On a tout eu en même temps», a soufflé celui qui prévoit un alignement différent l’an prochain pour se conformer aux règlements restrictifs en matière de vétérans dans la Frontière. 

Crédit photo : Photo Stevens LeBlanc

Scalabrini s’attend néanmoins à ce que les succès des Capitales augmentent encore son pouvoir d’attrait auprès des joueurs de partout. 

«C’était notre première année dans la Frontière et on a démontré à quel point on était une organisation sérieuse. Tous les yeux étaient rivés sur nous en séries. Les joueurs qui sont venus ici ont vécu une atmosphère unique. J’ose croire que ça va m’aider», a-t-il noté. 

Record d’assistance

Le directeur général Charles Demers a rappelé que plus de 150 000 spectateurs se sont présentés au stade tout au long de la saison, un record pour la concession. 

Pas moins de 24 000 personnes ont fréquenté la terrasse, un autre retentissant succès. 

«Après deux années d’opérations pas mal plus tranquilles (avec les restrictions sanitaires), on avait des questions, mais les gens ont répondu à l’appel», s’est-il réjoui. 

L’équipe a bénéficié d’une centaine de partenaires corporatifs, dont plusieurs qui ont déjà renouvelé leur entente pour 2023. 

«On va analyser tous les chiffres dans les prochains jours», a ajouté Demers, quant à la possibilité que les Capitales aient aussi vécu leur année la plus profitable sur le plan financier. 

«On a toujours eu l’appui de nos propriétaires. Ils ont toujours dit que les Capitales allaient demeurer à Québec. C’est sûr que là, on est plus en selle que jamais.» 

Après les courtes festivités, c’est déjà le moment de se remettre au boulot, assure Michel Laplante. 

«On va se remettre au travail dès hier!», a-t-il badiné. Les célébrations ont duré quelques heures, mais si nos partisans s’imaginent qu’on part aux Bahamas, ce n’est pas vraiment ça.»