Hockey

Hockey Canada : «La culture doit être changée», fustige la ministre St-Onge

Publié | Mis à jour

La ministre fédérale des Sports, Pascale St-Onge, a encore critiqué vivement Hockey Canada, mercredi. Cette fois, c’est après avoir pris connaissance d’un sondage menée auprès de plusieurs intervenants de sa fédération sur les allégations d’agressions sexuelles survenues avec les formations d’Équipe Canada junior.

Dans ce sondage, dont le réseau Sportsnet a obtenu copie, les parents ont notamment été sondés sur l’exagération des médias dans le dossier. Une opération qui a suscité beaucoup d’indignation à travers le Canada. Notre animateur Jean-Charles Lajoie n'a dailleurs pas mâché ses mots dans le segment Le billet de saison de son émission JiC. Vous pouvez voir l'extrait dans la vidéo en tête de l'article.

• À lire aussi: Fond d’urgence à Hockey Canada : le gouvernement savait

• À lire aussi: Autre scandale de Hockey Canada : l’enquête progresse

«Ça me paraît tout à fait inapproprié et ça me semble faire partie d’une action de relations publiques», a fustigé St-Onge lors d’une mêlée de presse, mercredi.

«C’est une question malheureuse qui a été posée. C’est comme s’ils essayaient de tout mettre sur le dos des médias au lieu d’assumer la responsabilité pour leur gestion de crise.

«J’espère vraiment que Hockey Canada va prendre des mesures concrètes et non seulement de faire la gestion de ses relations publiques.»

St-Onge a constaté qu’un plan a été mis en marche par les dirigeants de la fédération.

«J’ai parlé aux joueurs de l’équipe paralympique, a-t-elle ajouté. Ils m’ont dit qu’ils avaient reçu une formation sur la violence sexuelle. Je sais qu’il y a des choses qui se passent actuellement chez Hockey Canada.

«Ça doit être constant. Les changements doivent profonds et réels. La culture doit être changée.»

D’autres audiences bientôt

Hockey Canada n’est pas au bout de ses peines. Une autre audience parlementaire est prévue pour le 4 octobre. Cette fois, les dirigeants de Hockey Canada seront questionnés sur la façon qu’ils ont géré les dossiers d’agressions sexuelles au cours des dernières décennies. L

L’actuelle présidente du conseil d’administration Andrea Skinner et son prédécesseur, le Québécois Michael Brind’Amour, ont déjà été convoqués pour cette séance.

Le 11 octobre prochain, ce sera au tour de l’ancien président de Hockey Canada, Bob Nicholson, de témoigner. Il a été à la tête de la fédération entre 1998 et 2014.

Thibault prudent

Le directeur-général de Hockey Québec, Jocelyn Thibault, n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes au sujet des derniers développements à Hockey Canada. Il souhaitait qu’on laisse toute la place au lancement de la Fondation Le BUT.

Pendant ce temps, à Ottawa, le directeur-général Pierre Dorion ne peut pas commenter la situation parce que l’enquête de la LNH est encore en cours.

«On veut tous des réponses, a souligné Dorion. Comme parent, je paye des cotisations à Hockey Canada et je veux des réponses.

«Comme équipe, je peux dire que nous parlons d’intimidation et de mauvais comportement chaque année à nos joueurs. On leur mentionne que c’est important de venir nous en parler s’il y a une situation qui se produit. C’est très important.

«Nous sommes en 2022. Il y a beaucoup de choses qui ont changé dans les cinq, dix dernières années. Nous sommes très sensibles sur le fait que nos joueurs doivent se comporter de la bonne façon.»

-Avec la collaboration de l’Agence QMI