Canadiens de Montréal

«J’avais la laisse un peu plus courte là-dessus» -Joël Bouchard

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Joël Bouchard effectuait mardi sa première présence au segment «Les pendules à l’heure», à l’émission JiC, sur TVA Sports, la veille du début du camp d’entraînement des Canadiens de Montréal.

Sachant que le jour 1 sera axé sur les examens physiques, quelle importance les décideurs accordent-ils aux résultats? Selon l’ex-pilote du Rocket de Laval, les données reflètent «le niveau d’engagement» des joueurs, tant pour les espoirs que pour les vétérans.

«C’est important de prendre de la masse musculaire, de prendre du poids et d’être plus fort physiquement. Tu ne veux juste pas sortir de ton développement physique. Cette erreur, je l’ai vue souvent des deux côtés.

«Un jeune qui arrive et qui n’a certainement pas fait ses devoirs ou qui n’a certainement pas travaillé assez fort. J’étais pas mal plus dur que les membres des Canadiens là-dessus, parfois, parce qu’ils me disaient "il ne le savait pas" ou "il est jeune". Moi, je vais te dire, j’avais la laisse un peu plus courte là-dessus.

«C’est son "job". Il a 18 ou 19 ans. On pourrait lui donner une paire de "running shoes" et un parc, puis il serait en forme s’il le voulait vraiment!»

St-Louis : «message clair»

Amené à se prononcer sur les défis de l’entraîneur-chef Martin St-Louis, qui dirigera cette semaine son premier camp de la LNH, Bouchard croit qu’il doit d’abord et avant tout être rassembleur afin que les 74 joueurs poussent dans la même direction.

«C’est sûr qu’il faut que le message soit clair. Pas de zone grise. L’importance pour lui d’embarquer tout le monde dans le processus, même les joueurs de la Ligue américaine, a-t-il dit.

«La réalité, c’est qu’il se doit de passer son message, qu’il soit très clair, et d’avoir le temps de prendre des séances vidéos avec un certain groupe de joueurs, puis de travailler ses unités spéciales.»

Il y aura aussi du côté des instructeurs une «logistique» à respecter avec les joueurs, selon Joël Bouchard. La raison? La convention collective.

«Il y a une entente entre la Ligue nationale et l’Association des joueurs où tu ne peux garder les joueurs (sur la glace) plus que trois heures. T’essaies d’étirer la sauce un peu pour être capable d’enseigner, mais quand ça commence à regarder l’heure... 

«Habituellement, les gars sont cool et ils savent que ça fait partie du processus. Je sais que Martin sera capable de vendre son projet.»

Ci-dessus, écoutez la première intervention de Joël Bouchard à «JiC».