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Quelle importance les décideurs accordent-ils au camp des recrues?

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Le camp des recrues des Canadiens de Montréal s’est conclu à Ottawa, dimanche, et nombreux sont les amateurs qui ont suivi les Juraj Slafkovsky, Filip Mesar et Owen Beck à l’œuvre.

Quelle importance revêt ce camp aux yeux des décideurs en vue de la prochaine saison? L’explication de Michel Therrien a de quoi faire sourciller : «certains entraîneurs de la Ligue nationale ne vont même pas voir les matchs!», a-t-il affirmé à la première de JiC, lundi, sur TVA Sports.

Voyez le segment dans la vidéo, ci-dessus.

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En revanche, l’ex-pilote du CH ne s’inclut pas dans la tendance qu’il explique.

«Je me faisais un devoir d’y aller. Il y en a qui captaient mon attention, mais je n’avais pas de préjudice vis-à-vis certains gars qui performaient moins bien.»

Therrien ajoute un bémol. Ceux qui prennent le plus de notes ne sont pas forcément les dirigeants de la même formation.

«Quand t’es un jeune joueur, tu dois faire tout en ton pouvoir pour attirer l’attention de quelqu’un. Tu veux capter l’attention de quelqu’un qui t’a donné une chance, qui t’a repêché ou invité. Tu dois aussi attirer l’attention des gens des autres organisations. Il n’y a pas seulement les dirigeants des Canadiens qui sont là, mais ceux de toutes les autres équipes. 

«Il y a des dirigeants et des recruteurs qui ne vont pas à ces genres de tournois.»

Puis Therrien lance un message aux prometteurs patineurs : «toutes les fois qu’un jeune a l’occasion de démontrer ce qu’il est capable de faire, il faut qu’il sorte du lot. Il faut qu’il fasse des choses que d’autres ne sont pas prêts à faire.»

Crédit photo : Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal / Agence QMI

Trois facteurs importants

La fenêtre des recrues maintenant fermée, le vrai camp d’entraînement s’ouvrira bientôt à tous les joueurs de l’organisation afin de se tailler une place comme réguliers en vue de l’année 2022-2023.

Les pilotes des équipes doivent tenir compte de plusieurs facteurs pour mettre à point leur formation avant le début de la saison régulière. Michel Therrien en identifie trois : bâtir la confiance, tenir un camp «dur», puis que les joueurs de l’équipe soient «en avant des autres» lorsque la première mise au jeu sera exécutée.

«Une des choses les plus importantes, c’est ta planification. Chaque fois que tu embarques sur la patinoire, l’enseignement que tu veux offrir, chaque minute est comptée. Deuxièmement, c’est d’aller chercher une chimie. Une identité au sein de ton équipe. 

«Les 20 vétérans qui sont sous contrat dans la Ligue nationale, personnellement, je m’assoyais avec certains d’eux avant le camp. J’avais la conversation (pour leur demander) "de combien de matchs t’as besoin?". Tu veux sortir du camp sans avoir de blessures. 

«Il y en a que je faisais jouer à la maison et pas tout à fait sur la route. Je voulais qu’ils soient heureux.»