Crédit : @Senators

LNH

Jake Sanderson, l’avenir à la ligne bleue des Sénateurs

Publié | Mis à jour

Jake Sanderson et Shane Pinto ont raconté tous les deux la même anecdote. À quelques heures de leur premier match au camp des recrues dans la somptueuse ville de Buffalo, les deux beaux espoirs des Sénateurs ont relaxé en se baladant près du LECOM Harborcenter.

«Nous avons marché près de l’eau à Buffalo sans nous dire un seul mot, a dit Pinto avec un grand sourire dans le visage. Nous étions un peu nerveux. Mais après ma première présence, je me suis rappelé que ça restait du hockey.»

«Nous sommes sortis pour tuer un peu de temps, mais nous ne nous parlions pas», a renchéri Sanderson.

Pinto et Sanderson, deux joueurs originaires des États-Unis, sont de bons amis malgré le silence qui régnait entre eux. Ils sont aussi deux des principaux espoirs des Sénateurs, l’un à la position de centre et l’autre comme défenseur.

De longues absences

Ils ont aussi un autre point en commun, celui de revenir au jeu après une longue absence. Victime d’une dislocation à l’épaule droite, Pinto a manqué les 68 derniers matchs des Sénateurs à sa saison recrue l’an dernier dans la LNH.

Sanderson, quant à lui, se remet de deux opérations à une main. Le cinquième choix au total au repêchage de 2021 n’a participé qu’à 23 matchs lors de sa dernière campagne à l’Université North Dakota.

Pinto et Sanderson ont tous les deux endossé l’uniforme des Sénateurs lors du premier match de l’équipe ontarienne au camp des recrues, vendredi, contre les espoirs des Bruins de Boston.

Pinto a marqué deux buts dans un revers de 5 à 4.

«En général, je me sentais très bien, a noté le choix de 2e tour en 2019 des Sénateurs. Il y a encore des trucs que j’aimerais améliorer, mais c’était bien. Je n’ai pas ressenti de douleur à mon épaule. J’étais heureux.»

«Je n’avais pas joué un match en près de six mois, alors le rythme du jeu représentait le plus gros défi, a ajouté Sanderson. Malgré cela j’étais heureux de revenir sur la glace. J’aurai maintenant besoin de volume, mais ça se passera au camp.»

Dans les plans

Pierre Dorion et les Sénateurs ont modelé l’image de l’équipe au cours de l’été avec les acquisitions d’Alex DeBrincat des Blackhawks de Chicago et de Cam Talbot du Wild du Minnesota, mais aussi avec la signature de Claude Giroux sur le marché des joueurs autonomes.

Les Sens auront aussi besoin de la contribution de leurs jeunes joueurs pour passer à l’étape suivante, celle de devenir une équipe susceptible de participer aux séries. Pinto et Sanderson auront des rôles importants.

Sur papier, Pinto devrait être le troisième centre de l’équipe derrière Tim Stützle et Josh Norris, alors que Sanderson occupera un poste régulier à la ligne bleue. Mais le fils de Geoff, l’ancien attaquant des Whalers d’Hartford, a les yeux sur un rôle encore plus considérable.

«Je veux poursuivre mon chemin dans la LNH, a-t-il affirmé. J’aimerais jouer avec les grands garçons et obtenir un rôle dans le top quatre. J’ai confiance en mon jeu.

«Je veux devenir un pilier à la ligne bleue de notre équipe. J’aimerais devenir le joueur qui saute sur la glace en fin de match quand on perd par un but ou qu’on mène par un but.»

À Ottawa, Thomas Chabot est sans l’ombre d’un doute le défenseur numéro un. Après le Québécois, c’est toutefois assez mince avec Artem Zub, Nikita Zaitsev, Travis Hamonic et Erik Brannstrom. D.J. Smith et les Sens feront une place rapidement pour Sanderson, un patineur très agile et un défenseur doué pour relancer l’attaque.