Canadiens de Montréal

Un très grand respect entre Slafkovsky et Nemec

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Il y avait deux spectateurs attentifs pour les dernières minutes de l’entraînement matinal des Devils au LECOM Harborcenter. Juraj Slafkovsky et Filip Mesar se retrouvaient derrière l’un des filets pour regarder leur bon ami et compatriote slovaque, Simon Nemec, vendredi.

Nemec, le deuxième choix au total au dernier repêchage, n’est pas tombé dans le même environnement que Slafkovsky. Avec les Devils, le défenseur droitier aura le temps de fleurir sans avoir constamment des caméras braquées sur lui.

La différence était notoire à quelques heures de son premier match au camp des Devils. À l’exception des reporteurs de l’équipe, il n’y avait pas un seul scribe de Newark sur place à Buffalo pour suivre les premiers pas d’un espoir de renom.

Slafkovsky, quant à lui, a toujours une dizaine de micros sous le nez à ses apparitions publiques dans cette charmante ville de l’État de New York.

«La pression est grande à Montréal, mais Juraj gère bien ça, a dit Nemec dans un anglais plus que respectable. Il est un très bon gars et un excellent joueur.»

Une fierté

On percevait facilement l’amitié qui unit les trois joueurs originaires de la Slovaquie. À sa sortie de la glace, Nemec a même offert des lames de patin qui provenaient de la Finlande à Slafkovsky et Mesar n’arrêtait pas de sourire.

Slafkovsky et Nemec ont écrit une page d’histoire en Slovaquie en devenant les deux joueurs repêchés les plus rapidement. Avant 2022, Marian Gaborik détenait la marque comme troisième sélection par le Wild du Minnesota en 2000.

Mesar, le 26e choix au total par le CH, avait également connu son sort dès le premier jour du repêchage au Centre Bell. Pour un pays de l’Europe de l’Est d’un peu moins de six millions d’habitants, il s’agit d’un exploit considérable.

«C’était un moment spécial pour notre pays, tout le monde était content, a raconté Nemec. Il y a maintenant un peu de pression en provenance de la Slovaquie, mais je veux l’apprécier. Ma vie n’a pas trop changé, sauf que je prends maintenant plus de photos avec des partisans!»

«En Slovaquie, c’est partout, mais c’est encore plus gros pour Juraj, a renchéri Mesar. Quand j’ouvre Twitter ou Instagram, il y a toujours un truc écrit sur lui ou des nouvelles à son sujet. Il gère bien ça. Il est fort mentalement.»

À 18 ans dans la LNH

À l’image de Slafkovsky, Nemec a porté les couleurs de la Slovaquie aux Jeux olympiques de Pékin et au Championnat du monde à Helsinki. À 17 ans, le défenseur droitier de 6 pi et 199 lb suivait très bien la parade contre des hommes.

Nemec devrait logiquement poursuivre son apprentissage à Newark dès cette saison. À 18 ans, il s’attend à faire le saut dans la LNH.

«Je suis un défenseur intelligent et je peux jouer de manière un peu plus intelligente que les autres joueurs», a répliqué le sympathique espoir des Devils sur un ton des plus sérieux.

«Il est un très bon défenseur, il a un sens du jeu remarquable, a dit Mesar au sujet de son compatriote. Sa lecture du jeu est son meilleur atout, mais ce n’est pas un si bon patineur. C’est bon pour moi si je me présente à un contre un face à lui.»

À la veille du match contre les Devils, Slafkovsky avait dit qu’il souhaitait jouer contre son bon ami pour l’étamper dans la bande. À 6 pi et 3 po et 238 lb, le numéro 20 a plus de chances de lui faire mal que Mesar à 5 pi et 9 po et 176 lb.

«La dernière fois que j’ai joué contre Filip, je l’ai ramassé dans la bande, a noté Nemec. Mais c’est plus difficile de faire la même chose contre Juraj!»

Point de presse: J-F Houle -

Point de presse: Pierrick Dubé -