Crédit : Tony Caldwell/Ottawa Sun/QMI Age

LNH

LNH: ces joueurs qui continuent d'être payés sans jouer

Publié | Mis à jour

Il y a de ces joueurs qui ont pris leur retraite depuis quelques années et qui continuent d'empoisonner les livres comptables d'équipes de la LNH.

Certains contrats que des directeurs généraux de la LNH ont accordés par le passé étaient tellement démesurés, que ce soit dans la durée, la somme d'argent ou les deux, que des équipes en subissent encore des répercussions aujourd'hui et pour des années à venir.

En voici quelques-uns:

Rick DiPietro (Islanders de New York)

C'est le cas "Bobby Bonilla" de la LNH. Sport différent, MAIS, encore à New York et encore la deuxième en importance à New York si l'on considère que les Rangers prennent, toute proportion gardée, le rôle des Yankees.

DiPietro a signé un contrat monstre de 15 ans et 67,5 millions $ en 2006. Moins de sept ans plus tard, le contrat du gardien de but était racheté, au prix de 24 millions $ pour les 16 années subséquentes.

Ainsi, encore aujourd'hui et jusqu'en 2028-2029, les Islanders verseront 1,5 million $ de plus dans le compte de banque assez garni de DiPietro. Mais aucun de ces dollars ne comptera sur la masse salariale de l'équipe.

Dion Phaneuf (Kings de Los Angeles ET Sénateurs d'Ottawa)

En février 2018, les Sénateurs d'Ottawa échangeaient le défenseur Dion Phaneuf, acquis deux ans plus tôt des Maple Leafs de Toronto, aux Kings de Los Angeles. Ne livrant plus la marchandise, Phaneuf a vu les deux dernières années de son contrat rachetées par la formation californienne en juin 2019.

Ainsi, encore aujourd'hui Phaneuf est payé par les Sénateurs et les Kings environ 1,4 million $. Les Kings en assument 75% alors que les Sénateurs se chargent du 25% restant puisqu'à l'époque, ils avaient retenu ce pourcentage du salaire du joueur d'arrière.

Zach Parisé et Ryan Suter (Wild du Minnesota)

Ça, ça fait mal.

Actuellement, 16,6 % de la masse salariale du Wild est assumée par le rachat des contrats de l'attaquant Zach Parisé et du défenseur Ryan Suter. Les deux joueurs reçoivent 833 333 $, et ce, jusqu'en 2028-2029, mais l'impact sur la masse salariale sera d'environ 6,3 millions $ cette saison et environ 7,3 millions $ lors des deux prochaines campagnes afin de diminuer à 833 333 $ jusqu'à la fin.

Les deux joueurs avaient signé des contrats identiques de 13 ans et 98 millions $ en juillet 2012.

Vincent Lecavalier (Lightning de Tampa Bay)

Le Québécois a vu son contrat de 11 ans et 85 millions $ racheté après seulement quatre saisons.

Ainsi depuis 2013, Lecavalier empoche les chèques de la formation de la Floride et il le fera jusqu'en 2026-2027. Depuis 2016-2017, il encaisse 1 761 905 $ par année, mais il n'y a aucun impact sur la masse salariale du Lightning.

Entre temps, il avait signé un contrat de cinq avec les Flyers et s'est fait récemment engager par les Canadiens de Montréal.

Crédit photo : Joël Lemay / Agence QMI

Christian Ehrhoff (Sabres de Buffalo)

10 ans. 40 millions $. Les Sabres ont royalement erré en 2011.

La preuve, trois plus tard, le contrat d'Ehrhoff a été racheté au coût de 857 143 $ pendant 14 ans.

Aucun impact sur la masse salariale de l'équipe.

Karl Alzner (Canadiens de Montréal)

Pas le rachat avec le plus gros impact financier... mais quel mauvais contrat.

Marc Bergevin pensait avoir fait un bon coup en attirant Karl Alzner à Montréal le 1er juillet 2017. Il s'agissait de... soupir.... 5 ans et 23,125 millions $.

Le défenseur a disputé une vraie saison à Montréal avant d'en disputer deux autres à Laval. Puis, son contrat a été racheté.

La saison 2022-2023 sera la dernière lors de laquelle Alzner fera une apparition dans les livres comptables de l'équipe avec un coût et un impact sur la masse salariale de 833 333 $.

Karl Alzner réalise l'arrêt du match! -

Mentions honorables

Ilya Bryzgalov (Flyers), Brad Richards (Rangers), Kyle Turris (Predators), Corey Perry (Ducks)