Baseball

Finale de la LBJÉQ: le train va passer

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Un seul match, le septième de la finale, viendra décider du club champion de la Ligue de baseball junior élite du Québec et celui-ci est prévu vendredi soir entre les Alouettes de Charlesbourg et le Royal, à Repentigny.

«Quand le train passe, il faut sauter dedans, dit le gérant du Royal, Mathieu Granger, tel un leitmotiv pour ses joueurs. Le message qu’on répète surtout, c’est de n’avoir aucun regret.»

Chez les visiteurs, la formation de Charlesbourg, dirigée par Josué Peley, aborde cette rencontre ultime après des semaines d’action et... de voyagement. Le club, qui a conclu la saison régulière avec une fiche de 22-20, a l’occasion de créer une grande surprise à l’issue de son 21e match éliminatoire. Mercredi, les Alouettes avaient forcé la tenue d’une partie décisive à la suite d’une victoire de 6 à 5 dans la sixième rencontre de la finale.

Crédit photo : MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

«Nous avons été acculés au pied du mur six fois durant ces séries, mentionne Peley, rappelant les victoires contre les Cardinals de LaSalle, les Bisons de Saint-Eustache et les Ducs de Longueuil dans les rondes précédentes. C’est de l’expérience pour ces jeunes-là, on l’a déjà vécu.»

En demi-finale, contre Longueuil, les Alouettes tiraient de l’arrière 3-1. Ils l’ont finalement emporté en sept matchs face aux Ducs.

Au sein des deux équipes en finale, il y a évidemment des jeunes joueurs qui composent avec des blessures, qui ont un bras un peu plus fatigué. Or, c’est la loi du sport : il n’y aura qu’un club gagnant.

Au monticule...

Pour le Royal, Viktor Bergeron sera le lanceur partant dans ce match ultime. Plus tôt au cours des éliminatoires, le jeune homme a obtenu deux départs, réalisant à chaque fois un match complet de sept manches. Il a alors signé deux victoires.

«Un septième match, c’est amusant, mais c’est difficile de s’y préparer parfaitement, vient noter le gérant du Royal. Tout peut arriver, il y a beaucoup d’impondérables. En même temps, c’est la beauté de la chose.»

À la barre des Alouettes, Peley se garde bien de dévoiler sa stratégie au niveau de ses lanceurs. Si Nathan Lellouche obtient le départ, il faut s’attendre à voir Charlesbourg utiliser quelques artilleurs pendant la partie.

«J’aime mon équipe, j’adore utiliser mon banc, indique le gérant des Alouettes. Plusieurs joueurs peuvent être les héros, c’est un peu l’identité de notre équipe.»

Le cas de Xavier Boutin

Il sera notamment intéressant de voir si les Alouettes utiliseront Xavier Boutin à titre de releveur. Le joueur de 18 ans a déjà lancé 34 manches depuis le début des éliminatoires. Dans le deuxième match de la finale, Boutin a d’ailleurs lancé six manches sans point ni coup sûr avant d’être remplacé par son gérant.

Si la décision du gérant n’a pas fait l’unanimité, elle pourrait s’avérer un coup de génie. Cette manche dont il a été épargné pourrait très bien servir aux Alouettes pour remporter le championnat.

«Boutin est un gars que l’on doit gérer, résume Peley. Jusqu’ici, la stratégie fonctionne.»

«Ça va être un match important pour tous ces jeunes-là, gagne ou perd», de conclure sagement le gérant des Alouettes.