CF Montréal

Le CF Montréal s’est accroché

Publié | Mis à jour

Wilfried Nancy aura encore une fois dû attendre le sifflet final pour célébrer la victoire de son équipe qui s’est accrochée à une avance de 3 à 2 contre le Fire de Chicago pendant la dernière demi-heure du match, mardi soir au Stade Saputo.

«C’est le foot, ça va se produire à nouveau. Lors du dernier match, nous sommes revenus de l’arrière. C’est pourquoi j’aime mon boulot, c’est toujours différent et je peux défier mes joueurs.»

Auteur de deux buts et une passe, Kei Kamara a souligné avec beaucoup de justesse que l’équipe devait canaliser l’énergie de son match nul de 2 à 2 acquis à la dernière minute contre le Crew de Columbus vendredi soir.

«Le plus difficile avec ce match, c’était de remonter du dernier match, habituellement c’est difficile de revenir après une rencontre [émotive] comme ça et d’être concentré.»

Bravo

Kamara présente maintenant une fiche de huit buts et sept passes décisives. Pas mal pour un gars appelé en renfort lors du camp d’entraînement et qui gagne moins de 100 000$.

«Encore une fois, il a apporté sa qualité spécifique, il nous a fait du bien pour jouer sur des appuis plus hauts. Ce qui m’intéresse, c’est son attitude. Qu’il joue cinq ou 95 minutes, le petit, ou le vieux, est toujours là», a souligné Nancy.

Kamara est évidemment heureux de contribuer autant aux succès de l’équipe.

«Quand je suis arrivé ici, ce qui importait pour moi, c’était d’être prêt quand mon numéro serait appelé.»

On peut dire qu’à 38 ans, il vieillit comme un grand cru de Bordeaux dans un bon millésime.

«Le plus drôle, c’est que je ne bois même pas de vin, j’aimerais que ce soit le cas. Je suis surtout content des passes parce que c’était mon rôle en arrivant ici d’assister sur le terrain et en dehors du terrain.

«Je sais que je peux marquer des buts, ça ne m’a jamais préoccupé. Pouvoir travailler avec ces gars et avoir une connexion avec eux, ça me rend fier.»

Des relents de Phonzie

Kei Kamara a eu l’occasion de côtoyer Alphonso Davies lorsqu’il s’alignait avec les Whitecaps e Vancouver, en 2018. Voit-il des similitudes avec Ismaël Koné?

«En passant du temps avec Phonzie, j’ai été à même de constater comment un jeune joueur était prêt à atteindre des sommets.

«C’est la même chose avec Isma, on travaille très fort pour nous assurer qu’il acquiert de la confiance. Nous voulons d’abord l’aider à contribuer à notre équipe sans penser à ce qu’Il pourra faire plus tard.»

Wilfried Nancy a répété la même chose qu’il a déjà dite, Koné est sur l’autoroute de l’apprentissage.

«Ça ne fait qu’un an et demi qu’il est avec nous, donc il vit sa vie en accéléré. Ça va très, très vite pour lui. Il faut trouver les outils pour être constant.»

Pensée pour Toye

Depuis qu’il a célébré son retour au jeu avec un doublé à Seattle, le mois dernier, Mason Toye a du mal à s’imposer autour du filet adverse, mais Wilfried Nancy ne lui impose aucune pression.

«Les buteurs, de temps en temps, ont des moments plus difficiles. Mais ce sont des cycles et ça va venir. Il sait que je ne suis pas là en train d’attendre le but.»

Même son de cloche du côté de Kei Kamara qui a rappelé que c’était un effort collectif dans cette équipe.

«Tout le monde peut marquer, on ne dépend pas seulement des attaquants, car sinon ça nous impose trop de stress.»