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Canadiens de Montréal

Nick Suzuki veut apprendre le français

Publié | Mis à jour

«Bonjour. Bon matin. C’est un honneur de devenir le capitaine du Canadien de Montréal.»

Ce furent les premiers mots de Nick Suzuki à titre de capitaine du Canadien. Le tout s’est déroulé quelques heures avant le coup d’envoi du 46e tournoi de golf de l’organisation montréalaise. 

L’attaquant s’est exécuté avec le sourire. Il n’a pas été forcé par les dirigeants de l’équipe qui sont demeurés derrière lui durant son point de presse. 

En passant l’été à Montréal, Suzuki a sûrement rencontré plusieurs partisans lors des événements auxquels il participait. Il s’est possiblement rendu compte qu’il devrait apprendre le français s’il souhaitait discuter avec les partisans du Canadien. 

Il est maintenant conscient qu’un capitaine bilingue est toujours mieux perçu par les médias et les amateurs. 

«J’ai pris des leçons de français avec la plate-forme Babbel cet été, a confirmé Suzuki. J’ai suivi des cours de français durant la majorité de mon parcours scolaire.

«Je suis plus à l’aise de le lire que de le parler. Je veux m’améliorer.»

Des encouragements

On l’a mentionné à plusieurs reprises, l’organisation du Canadien a amorcé une ère de changements. Elle fait les choses différemment de l’ancienne administration.

Elle souhaite notamment que ses joueurs soient en mesure de parler le français. C’est ce qu’a laissé entendre le directeur-général Kent Hughes. 

«On va encourager tous les joueurs à apprendre le français, a-t-il répondu lorsqu’interrogé à ce sujet. C’est sûr qu’on ne peut pas les forcer, mais on aimerait cela. 

«Même que Chantal (Machabée) cherche un professeur de français afin qu’il soit disponible pour les joueurs et pour Jeff (Gorton) aussi. Jeff suit déjà des cours de français, car il m’a lancé quelques mots en français. 

«Je lui ai dit: «Oh! Tu as ajouté des mots à ton vocabulaire durant l’été!»

Gorton veut remplir la promesse faite lors de sa nomination. Lors de cette journée, il avait mentionné qu’il souhaitait apprendre le français afin de communiquer avec les membres des médias et les employés du Canadien. 

Des voeux pieux?

Dans le passé, on a vu plusieurs joueurs faire les mêmes promesses que Suzuki. Toutefois, mis à part quelques phrases de politesse, les résultats n’ont pas été concluants. 

Plusieurs capitaines ont suivi des cours de français durant leur passage à Montréal. Ils ont appris quelques phrases pour se débrouiller dans certaines situations, mais ils n’ont jamais été capables de donner une entrevue complète en français. 

Shea Weber, Max Pacioretty, Brian Gionta et Saku Koivu ont démontré de bonnes intentions lors de leur nomination respective. Malheureusement, ils n’ont pas été capables d’atteindre leur objectif. 

Est-ce que Nick Suzuki pourra renverser cette tendance? Il faudra attendre quelques années pour avoir une réponse à cette question.