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Canadiens de Montréal

CH: des défenseurs au nombril vert

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La vitesse à laquelle le Canadien redeviendra compétitif pourrait être étroitement reliée à celle à laquelle sa jeune brigade défensive prendra du gallon. 

En raison des départs de Jeff Petry et d’Alexander Romanov, qui s’ajoute à celui maintenant officiel de Shea Weber, Joel Edmundson, David Savard et Mike Matheson seront fort possiblement accompagnés de coéquipiers au nombril vert à la ligne bleue.

Corey Schueneman (24 matchs), Jordan Harris (10 matchs), Justin Barron (sept matchs) et Kaiden Guhle (aucun match) pourraient compléter le groupe d’arrières. Groupe auquel il ne faut pas oublier s’insérer Chris Wideman, dont la principale mission sera d’évoluer sur l’attaque massive.

«Oui, on va avoir des hauts et des bas. Et il y aura des erreurs. Ça fait partie du processus pour devenir une meilleure équipe. Ça va leur donner beaucoup de place (pour jouer)», a indiqué Savard, qui ne semblait pas s’en faire avec cette réalité.

«Ce sont de jeunes joueurs qui ont beaucoup de talent et qui ont connu du succès là où ils sont passés. Je n’ai pas de doute qu’ils vont apprendre rapidement et qu’ils seront efficaces dans un avenir rapproché», a poursuivi le Maskoutain.

Savard a rappelé qu’il avait vécu cette réalité à ses premières saisons avec les Blue Jackets de Columbus. Il se souvient qu’alors qu’il était un jeune vétéran, Seth Jones, Zach Werenski et Ryan Murray s’étaient joints à l’équipe pratiquement en même temps.

«On s’est amélioré rapidement et on est devenu une équipe qui participait aux séries chaque année. On peut faire ça ici aussi.»

Crédit photo : Photo Martin Chevalier

Le mentorat de Matheson

À 28 ans et avec 417 matchs derrière la cravate, Matheson sera l’un des plus expérimentés de la bande. En fait, seul Savard (673 rencontres) a vu plus d’action que lui dans le circuit Bettman.

«À Pittsburgh, j’étais un des jeunes. Ce sera différent pour moi, a lancé l’athlète originaire de Pointe-Claire. C’est un rôle important au sein de l’équipe. J’aurai beaucoup de responsabilités.»

À l’instar de Savard et d’Edmundson, il aura à prendre ses jeunes coéquipiers sous son aile pour les aider dans leur cheminement.

«Quand tu es jeune, tu réalises rapidement à quel point c’est difficile de jouer dans la LNH et d’être à ton mieux chaque soir pendant 82 matchs et pendant les séries. S’ils ont des questions à propos de certaines sphères du jeu, sur l’aspect mental et sur comment garder le moral et la confiance dans les moments plus difficiles, je peux certainement aider.»