Canadiens de Montréal

Edmundson annonce la fin de la reconstruction

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La saison qui s’amorcera dans un mois ne sera pas plus reluisante que la dernière pour le Canadien. Une fois de plus, les victoires risquent de se faire rares, ce qui placera de nouveau le Tricolore au coeur de la course pour l’obtention du premier choix au repêchage.

La différence, cette fois, c’est que le public est au courant. La formation montréalaise n’a pas créé de faux espoirs en se rendant par miracle en finale de la Coupe Stanley. On sait que la phase de reconstruction suivra son cours, bien qu’il s’agisse d’un terme que Joel Edmundson ne veut pas entendre.

«La reconstruction, c’était l’an passé. Maintenant, on est prêt à passer à la prochaine étape», a indiqué l’adjoint au capitaine, lundi.

«Je pense qu’on va surprendre beaucoup de monde, a-t-il ajouté. On veut se servir de l’an dernier comme d’un point de départ. On veut participer aux séries éliminatoires, car une fois dans ce tournoi, tout peut arriver.»

On croirait entendre le disque que Marc Bergevin a usé à la corde au cours de ses 10 années au poste de directeur général du Canadien. À la seule différence qu’Edmundson peut parler par expérience, puisqu’il a soulevé la coupe Stanley dans l’uniforme des Blues, en juin 2019, après avoir vu son équipe en arracher pendant la première portion de la saison.

On comprend le défenseur de parler ainsi. Le contraire aurait même été un peu décevant venant de la bouche d’un vétéran et leader de l’équipe. Sauf qu’il faut se rendre à l’évidence. Le Canadien n’a pas encore l’étoffe pour rivaliser avec les équipes de pointe de sa section : Toronto, Tampa Bay, Floride. Et la reconstruction des Sénateurs et des Red Wings est beaucoup plus avancée que la sienne.

Objectifs malléables

D’ailleurs, Martin St-Louis est demeuré prudent lorsqu’on lui a demandé d’établir les objectifs qu’il avait fixés pour son groupe en vue de la prochaine saison.

«Présentement, mon objectif, c’est le camp d’entraînement. C’est de préparer mon équipe pour le début de la saison. Est-ce que les attentes peuvent changer au cours de la saison? Bien sûr. Mais je ne commencerai pas à mettre des objectifs sur le nombre de matchs qu’on va gagner», a soutenu l’entraîneur-chef.

«On est une organisation qui a un nouveau départ, qui a connu beaucoup de changements au cours des six ou sept derniers mois. On va attaquer les choses une journée à la fois. Peut-être que dans deux ou trois mois, on aura une meilleure opinion d’où nous sommes.»

Traduction libre: pas question de mettre de la pression inutile sur un groupe de joueurs qui n’est pas encore à maturité. On révisera selon l’allure de la campagne.

Quel plan pour Slafkovsky?

La philosophie semble être la même du côté de Kent Hughes.

«À chaque match, l’objectif demeure de gagner, mais pas au détriment du développement de notre équipe et de nos joueurs, a indiqué le directeur général. On est en processus de développement. On a des joueurs de 18-19 et 20 ans. On ne veut pas sacrifier leur potentiel.»

C’est exactement la raison pour laquelle Hughes ne veut pas déterminer de plan précis pour la première saison de Juraj Slafkovsky en Amérique du Nord. Bien sûr, la tenue du Slovaque au camp d’entraînement dictera en partie la suite, mais d’autres facteurs pourraient être pris en considération.

«Les jeunes qui amorcent la saison dans la Ligue nationale et qui sont, par la suite, cédés dans la Ligue américaine, pensent souvent que c’est parce qu’ils n’ont pas bien fait. Ce n’est pas nécessairement le cas. Parfois, c’est seulement pour leur permettre de peaufiner un aspect de son jeu, comme l’attaque massive, par exemple.»

Et que le joueur ait été sélectionné au premier rang ne change rien pour le directeur général.

«L’important, c’est le chemin que le joueur peut parcourir, pas où il est aujourd’hui. Donc, on regardera quelle option sera la meilleure pour permettre à Juraj d’atteindre son plein potentiel.»