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«Alcaraz n'est qu'à 60% de son potentiel»

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Carlos Alcaraz a réussi l'exploit de devenir dimanche le plus jeune numéro un mondial de l'histoire en remportant l'US Open, mais l'Espagnol de 19 ans n'est encore qu'à «60% de son potentiel», selon son entraîneur, Juan Carlos Ferrero.

«Je pense qu'il est à 60% de son potentiel. Il peut encore améliorer beaucoup de choses. Il sait, et je sais, que nous devons continuer de travailler», a déclaré Ferrero en conférence de presse.

«Une fois qu'on est N.1, ce n'est pas fini. Il faut continuer de travailler, de jouer à très haut niveau et de gagner. Il le sait, je le sais et je serai toujours tout près de lui pour le lui rappeler», a insisté l'ancien N.1 mondial. 

Il n'est pas surpris de la victoire de son poulain à Flushing Meadows.

«Carlos est né pour jouer ce genre de matchs et de tournois. C'est un immense compétiteur. Il est toujours là, il essaye toujours. Il l'a démontré lors de ces derniers matchs, contre Cilic, Sinner ou Tiafoe (tous battus en cinq sets au terme d'interminables bras de fer), il n'abandonne jamais», a souligné Ferrero.

«Je connais son niveau. Alors cette première victoire en Grand Chelem peut surprendre les gens, mais pas moi. J'étais à peu près convaincu que si ce titre ne venait pas cette année, ce serait l'année prochaine», a-t-il ajouté.

Comme un spaghetti! 

Même s'il est arrivé en finale avec un nombre considérable d'heures dans les jambes, «comme il le dit lui-même: "Quand on est en finale, il n'y a pas de place pour la fatigue"», a souligné le coach.

De ce point de vue, Ferrero rappelle tout le travail qu'il a dû faire avec Alcaraz.

«Quand il est arrivé à l'Académie, il avait 15 ans, il était fin comme un spaghetti. Nous avions remarqué qu'il avait des bras très rapides, des jambes très rapides, mais il n'avait pas de muscles, ni dans le dos, ni dans les jambes. Mais évidemment, nous avions remarqué quelque chose de spécial en lui», a décrit l'entraîneur.