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Photo : Nicolas Côté connaît bien le circuit du mont Royal qu’il négociera ce dimanche dans le cadre du Grand Prix cycliste de Montréal. Crédit : Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Grand Prix Cycliste de Montréal

Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal: plusieurs Québécois en rêvent encore

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Comme plusieurs cyclistes de la métropole, Nicolas Côté s’est entraîné souvent sur le célèbre circuit du mont Royal, mais il vivra dimanche son baptême du feu devant plusieurs supporteurs au Grand Prix cycliste de Montréal.

Après la première victoire en carrière du Français Benoît Cosnefroy vendredi à Québec, les cyclistes sont arrivés à Montréal en prévision du départ ce matin de la deuxième course qui compte 18 terribles ascensions de la voie Camilien-Houde. La météo s’annonce parfaite une fois de plus.

Pour sa part, Côté n’a pas réussi à terminer l’épreuve dans la Vieille Capitale, mais il a savouré chaque seconde malgré la douleur. L’équipe canadienne a d’ailleurs réussi à placer l’espoir Carson Miles dans l’échappée du jour.

Au hockey

Côté possède le physique pour distribuer des coups d’épaule sur une patinoire, mais c’est sur un vélo qu’il utilise désormais la puissance de ses 6 pieds et 3 pouces.

Il sait très bien que les opportunités sont rares de batailler avec les Houle et Boivin, surtout chez lui à Montréal. Son expérience de défenseur devrait l’aider un peu puisqu’il ne prévoit pas attaquer dans la côte de la Polytechnique. 

« Je viens du monde du hockey. J’ai grandi très vite et j’ai pris un pied dans un été. J’ai eu la piqûre dans les critériums. J’ai aussi fait du fixed gear, du vélo à pignon fixe. C’était ma porte d’entrée. J’avais un bon punch. Ça m’a permis de me démarquer et de courir un peu à l’étranger, notamment à Milan », explique l’athlète de Saint-Bruno.

Une porte d’entrée

Peu importe leur âge, plusieurs talents locaux réussissent depuis 2010 à se tailler une place dans le peloton des Grands Prix cyclistes en rêvant d’un exploit qui leur ouvrira une première porte vers le sommet.

Si les jeunes espoirs au début de la vingtaine prennent souvent le chemin de l’Europe pour parfaire leur développement, d’autres avec quelques années de plus tentent seulement de saisir chaque occasion qui se présente. À 26 ans, Côté s’inspire de James Piccoli et Michael Woods, des éclosions tardives en cyclisme.

« J’avais dit qu’un jour, j’allais faire ce Grand Prix. Je suis rendu et c’est incroyable. J’ai travaillé fort et j’ai eu ma première expérience pro UCI continentale cette année. J’ai couru en Roumanie et j’ai marqué des points en Grèce. J’espère un futur prometteur et je vais avoir beaucoup de monde pour m’appuyer ici. Il faut être persévérant », ajoute le cycliste québécois.

En annonçant sa retraite, Antoine Duchesne l’a répété : « Il faut y croire. » Côté a bien saisi le message. « Quand on y met le temps, c’est possible », dit-il.

Bien loin de la tourmente qui secoue l’équipe nationale, l’athlète veut vivre une expérience inoubliable à Montréal. 

Un diplôme

Il y a quelques jours, l’entraîneur Dominick Gauthier, fondateur de B2ten qui finance les athlètes, disait que le problème de Cyclisme Canada se trouve bien au-delà de l’argent.  

« C’est plutôt son attitude qui frôle le manque de respect envers ses meilleurs athlètes », écrivait l’ancien skieur acrobatique. Nicolas Côté préfère parler de l’importance d’une formation académique en parallèle.

« Le temps passe très vite. Il faut saisir les opportunités et il faut penser à l’après-carrière. C’est possible de combiner le sport et les études de haut niveau », termine le cycliste qui étudie en génie mécanique.


♦ Organisé en marge du Grand Prix, le critérium national sur l’Avenue du Parc a été remporté samedi par Charles Duquette, de l’équipe Macadam’s Cowboys, qui a pris plusieurs longueurs de vélo au sprint final.

♦ Le départ du Grand prix cycliste de Montréal sera donné à 10 h 15 dimanche matin. L’épreuve comprend 18 tours pour une distance de 221,4 km. L’arrivée est prévue vers 16 h 15 au parc Jeanne-Mance sur l’Avenue du Parc.