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Carabins contre Rouge et Or: «Un classique!»

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Les amateurs de football ont eu droit à un véritable « classique », un « match typique Carabins Rouge et Or » qui a plu à l’entraîneur des Bleus, Marco Iadeluca.

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«Un classique qui n’est pas bon pour la santé ! Mais c’est un match typique Carabins-Rouge et Or. Ce sont des matchs qui se jouent jusqu’au dernier jeu, souvent une possession. Aujourd’hui [samedi], c’est plus vrai que jamais », a résumé l’entraîneur-chef des Montréalais.

«Vraiment un bon match de foot. J’espère que les amateurs au Québec ont aimé ça. Ce sont deux belles équipes de foot. La rivalité est saine, mais elle est le fun.»

Au-delà du résultat, Iadeluca a vanté le travail de son jeune quart-arrière
Jonathan Sénécal sur la dernière série offensive de l’équipe. 

«Il a pris le ballon avec 40 secondes à notre ligne de 25, puis il a amené l’offensive pour faire un placement victorieux. C’est ce qui fait Jonathan. Quand le match est important, is on the line, he gets it done», a louangé le patron.

Le quart de deuxième année a complété 24 de ses 43 passes et enregistré 294 verges par la voie des airs. Il a toutefois été intercepté à deux reprises.

Le principal intéressé ne pouvait que constater lui aussi que le match avait été « plus difficile » pour l’attaque. «Je dois donner le crédit à la défense de Laval. Ils ont joué une excellente performance. On va revenir plus fort», a-t-il promis.

Le demi défensif Maxym Lavallée se retrouve parmi ceux qui ont causé des maux de tête à l’attaque des Bleus. Le vétéran de quatrième année a été l’auteur de 7,5 plaqués et en plus de rabattre deux passes dans la zone des buts.

Il croit toutefois qu’il aurait pu faire mieux sur certaines séquences. «Il y a toujours quelques jeux que j’aurais pu faire de plus, ou aider un peu plus mon équipe. Moi aussi je vais continuer à progresser pour être le meilleur possible.»

Interception payante

L’auteur d’une interception ramenée dans la zone des buts, Michael Broderique savourait son larcin, l’unique majeur des siens. «Quand j’ai eu le ballon je me suis dit : c’est là que je m’aligne, c’est là que je m’en vais. Et ça a porté fruit aujourd’hui [samedi]», a-t-il raconté, le sourire aux lèvres.

«Je voyais le receveur en arrière. J’ai fermé la fenêtre à ce moment-là, puis c’est là qu’il a décidé de lancer. Peut-être qu’il ne m’avait pas vu.»

L’entraîneur-chef Iadeluca pointait vers la grande expérience de sa défensive comme étant l’un des éléments qui ont pu faire la différence.

«Il y a beaucoup de joueurs qui sont de retour de l’année passée. On a beaucoup plus de profondeur que l’année passée en défensive aussi. On est super confiant avec la défensive qu’on a. Je pense que c’est le genre de match de football qu’ils vont jouer toute la saison.» 

Fin de match rêvée

La plupart des botteurs rêvent d’une fin de match corsée où ils pourront changer la donne. Philippe Boyer a eu cette possibilité de jouer les héros et il l’a fait avec panache.

PLACEMENT DE LA VICTOIRE DES CARABINS -

Son pied avait déjà été décisif dans le match quand il s’est présenté à la ligne de 45 verges avec la victoire au bout des orteils. La feuille de statistiques lui conférait, à ce moment, trois placements réussis en plus d’un simple. Il n’allait pas rater cette occasion en or. 

«Je suis embarqué sur le terrain directement et j’essayais de me mettre dans une bulle où je ne pense à rien et j’écoute rien. Dès que le ballon est parti j’ai kické ça et j’ai vu que c’était entre les deux poteaux. J’étais vraiment content et j’ai célébré avec mes boys», a-t-il raconté, avec un sourire impossible à décoller de son visage.

Pourtant, quelques minutes plus tôt, son troisième placement de la rencontre a failli tourner à la catastrophe. Un «malentendu» entre le responsable de la remise et celui qui tient le ballon a failli coûter trois points.

Le ballon a finalement passé de peine et de misère entre les deux poteaux, dans le coin inférieur droit. Boyer s’est assuré de conserver son calme olympien. « Je ne suis pas arrivé avec un stress. J’ai fait même chose et ça a donné que le résultat était le meilleur que je pouvais avoir. »

«Un gros kick»

Son entraîneur, Marco Iadeluca, savourait le moment pour son protégé, heureux de le voir faire le plein de confiance pour ce deuxième match de la saison.

«C’est vraiment le fun. L’année passée il a eu la chance de jouer un match contre McGill. On savait qu’il allait être notre botteur cette année et on voulait lui donner une expérience de match. Je pense que ça lui a été profitable. Pour lui, de gagner un match comme ça, je pense que c’est très bon pour le futur, pour lui, pour sa confiance. C’était un gros kick pour l’équipe.»