Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Grand Prix Cycliste de Montréal

Une déception pour les Québécois Houle et Boivin

Publié | Mis à jour

Les deux coéquipiers québécois Hugo Houle et Guillaume Boivin étaient déçus de leur performance au Grand Prix cycliste de Québec, mais pas pour les mêmes raisons.

À l’arraché depuis quelques tours déjà, Houle a décidé de jeter la serviette avec un peu moins de 40 kilomètres à faire. Le champion a pu regarder le reste de la course avec ses parents et quelques amis heureux de le voir à la maison.

Après son incroyable Tour de France et une victoire historique le 19 juillet à Foix, Houle était resté au sommet en prenant le 2e rang de l’Arctic Race en Norvège, mais il a été forcé de lever le pied dans le dernier mois. La fatigue a fait son œuvre.

«Le constat, c’est que je n’ai pas les jambes du tout. Les sensations étaient vraiment catastrophiques et je n’avais aucune énergie. Je savais que ça serait très compliqué. Les jambes étaient lourdes et je ne pouvais pas rien faire. Je suis déçu, j’espérais être mieux. J’aurais voulu en donner plus pour les gens ici», a expliqué le cycliste de l’équipe Israel-Premier Tech.

Bris mécanique

De son côté, Guillaume Boivin a dû changer de vélo en toute fin d’épreuve, ce qui a bousillé ses chances de succès. Un trou dans la chaussée a modifié la position de sa selle de plusieurs centimètres.

«Grosse déception. C’était parfait jusqu’à un tour de la fin. J’ai eu un problème avec mon “bike” et avec le changement, c’était fini. J’étais vraiment bien et c’était une course parfaite. Vous ne m’avez pas vu de la course et habituellement, c’est bon signe ici. En bon québécois, ça fait ch..., mais j’ai pensé à Montréal parce que les jambes sont bonnes», a affirmé l’athlète de 33 ans.

Pour lui, le titre de meilleur Canadien au 45e rang ne représentait pas vraiment un prix de consolation. «On ne se bat pas pour ça», a-t-il confié avant de prendre congé.

Une dernière fois

À quelques heures de la retraite, Antoine Duchesne n’était pas dans le même état d’esprit. Les émotions ont pris le dessus, mais avec le sourire au lieu des larmes.

«Je suis quand même satisfait. J’étais dans ma tête toute la journée. Si ne pas courir pendant six semaines, des douleurs au cul, une tendinite au genou et une main brisée faisaient gagner des courses, ça se saurait! Je suis vraiment content de ne pas avoir eu l’air trop fou. J’ai cru au conte de fées, mais ça n’est pas arrivé», a mentionné le Québécois qui a pris le temps de savourer le dernier kilomètre sur Grande Allée.

Seul membre de l’équipe nationale à terminer l’épreuve, le Lévisien Pier-André Côté était encore fort désappointé de ne pas avoir pu porter son maillot distinctif de champion canadien sur route 2022. Un obscur règlement qui n’a pas toujours été appliqué dans la capitale l’a privé d’une satisfaction personnelle.

«Vous demanderez pourquoi aux commissaires. J’ai souffert un peu plus tôt que je pensais. Je ne suis pas trop déçu parce que j’ai donné tout ce que j’avais.»