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Reine Élisabeth II: à quoi ressemblait le sport à Montréal il y a 70 ans?

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Le décès de la reine Élisabeth II annoncé jeudi a certes permis de rappeler son long règne monarchique de 70 ans et, preuve de sa longévité, le portrait du monde, incluant celui du sport à Montréal, était bien différent au moment de son accession au trône.

Quand celle qui est morte à l’âge de 96 ans a été couronnée, le 2 juin 1953, la métropole québécoise ne ressemblait en rien à ce qu’elle est devenue. Sur la patinoire, la décennie 1950 a placé à l’avant-scène Maurice Richard et le Canadien, qui étaient au cœur d’une rivalité avec Gordie Howe et les Red Wings de Detroit.

La souveraine a d’ailleurs eu l’occasion de se familiariser avec le hockey lors de sa première visite au Canada à l’automne 1951, lorsqu’elle était encore princesse. Accompagnée de son mari, le prince Philippe et de quelques personnalités, elle a vu le Tricolore mater les Rangers de New York 6 à 1 au Forum, le 29 octobre de cette année-là. Pour les intéressés, le «Rocket» a inscrit les deux derniers filets de la rencontre, tandis que Floyd Curry a réussi un tour du chapeau naturel en deuxième période. Ces succès ne se sont toutefois pas transformés en coupe Stanley pour le Bleu-Blanc-Rouge en séries 1952, le club du capitaine Émile Bouchard subissant le balayage aux mains des Wings en finale. Les hommes de l’entraîneur-chef Dick Irvin ont soulevé le trophée au printemps 1953, soit dans la campagne marquant les débuts du hockey à la télévision francophone au Québec.

Autres sports

En 1953, Montréal comptait également sur le baseball et les Royaux, l’équipe-école AA, puis AAA, des Dodgers de Brooklyn qui a joué au Stade De Lorimier jusqu’en 1960. L’année de la consécration d’Élisabeth II, l’ancienne formation de Jackie Robinson a décroché le titre de la Ligue internationale; les vainqueurs étaient récompensés avec la coupe des Gouverneurs. Le club québécois l’a empochée sept fois, notamment en 1951 et 1958.

Au football, les Alouettes ont commencé à prendre leur envol justement vers 1952, année de l’arrivée du quart-arrière Sam Etcheverry. Ce dernier a permis à l’organisation de participer quatre fois de suite à la finale de la Coupe Grey de ce qui était connu à l’époque comme l’Interprovincial Rugby Football Union; cependant, à chaque occasion de 1953 à 1956, les Eskimos d’Edmonton ont eu le dernier mot dans le match décisif.

Ailleurs dans l’univers sportif local, la lutte a suscité passablement d’attention au début des années 1950. Plusieurs galas présentés au Forum ont été télévisés par la société d’État, le public se délectant des prouesses des combattants dans l’arène, faisant éventuellement connaissance avec Maurice «Mad Dog» Vachon et les frères Paul et Joe Leduc.