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John Tortorella veut assainir le vestiaire

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Reconnu pour ses sautes d’humeur fréquentes, l’entraîneur-chef des Flyers de Philadelphie, John Tortorella, souhaite contribuer à une meilleure atmosphère de travail et l’atteinte de ses objectifs passera par la victoire.

Toutefois, la tâche de celui ayant été embauché durant la saison morte ne s’annonce pas facile. La formation de la Pennsylvanie a conclu la dernière campagne au 15e rang de l’Association de l’Est et rien n’indique, aux yeux de plusieurs observateurs, qu’elle parviendra à participer aux séries éliminatoires en 2023. Sauf que le pilote d’expérience croit pouvoir résoudre quelques problèmes.

«J’ai des préoccupations importantes relativement au vestiaire. J’ai passé du temps à discuter avec les joueurs, les membres du personnel, Chuck [Fletcher, le directeur général] et la direction. Il y a de gros soucis à propos de ça, a-t-il admis à la chaîne radiophonique de NHL Network et tel que rapporté par le site de la ligue. Avant de même de mettre les patins sur la glace, le sens des responsabilités, les standards de qualité et certaines situations doivent être bien à l’esprit.»

«Vous ne pouvez envoyer une équipe sur la patinoire tant que votre groupe ne s’est pas raffermi. Je pense qu’on a un peu de travail à effectuer ici», a-t-il enchaîné.

Des sensations... malaisantes

Effectivement, Tortorella a suffisamment de vécu pour saisir l’ampleur de sa mission et ce qui l’attend à Philadelphie, un marché dur pour les clubs perdants. Il en faudra beaucoup pour sortir les Flyers du marasme, eux qui se sont contentés de 25 victoires en 2021-2022. Or, ce qu’il a entendu de la part de quelques individus ne l’a pas rassuré.

«À partir de ces conversations, je le sens, jusque dans mon estomac. Je sais qu’il s’agit de l’entre-saison et que nous ne sommes pas encore au cœur de l’action. J’ai parlé à de nombreux joueurs. Je n’étais pas en quête de réponses ou dans un truc du genre. J’ai seulement écouté... et je le sentais», a-t-il expliqué.

En gros, l’unité, la chimie, n’est toujours pas constituée et cela représentera un défi pour le vainqueur de la coupe Stanley en 2003-2004.

«Vous ne pouvez pas rien accomplir sur la glace si votre groupe n’est pas uni. Je crois que beaucoup d’entre eux sont ensemble, [...] mais j’ai une impression différente sur comment les choses doivent être réalisées, a-t-il indiqué. Une fois le camp amorcé, c’est ce que je surveillerai et tenterai de corriger afin qu’on se retrouve là où il faut être sur ce point.»