Football universitaire RSEQ

Laval sans complexe face aux Carabins

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Forts de quatre victoires consécutives et de cinq au cours des six derniers affrontements, les Carabins de l’Université de Montréal sont-ils les grands favoris de ce premier duel de la saison face au Rouge et Or de l’Université Laval?

Les Bleus ont balayé les Rouges pour la première fois de leur histoire l’an dernier. Deux victoires en saison régulière et un premier titre de la Coupe Dunsmore à domicile ont permis aux Carabins d’atteindre le carré d’as au niveau national.

Les deux rivaux croiseront le fer, samedi, au Complexe sportif Claude-Robillard.

Pendant longtemps l’équipe à battre au Québec, le Rouge et Or n’a pas l’intention de se pointer la tête entre les deux jambes dans la métropole. «On va se présenter à Montréal sans complexe, a déclaré l’entraîneur-chef Glen Constantin. On n’a rien à envier aux Carabins. On a le talent, la chimie et la cohésion pour rivaliser. Nous sommes mieux outillés que l’an dernier.»

Le pilote lavallois ne se préoccupe pas des plus récents résultats entre les deux puissances du RSEQ. «On laisse les statistiques aux médias et on ne regarde pas ça, a-t-il indiqué. De notre côté, on se concentre sur le football. Plusieurs de ces six parties ont été serrées et se sont décidées par une possession.»

Nouvelle ère

Bruno Lagacé estime que les récents succès des Carabins face au Rouge et Or ne pèseront pas dans la balance.

«Je me souviens qu’en 2018, on avait perdu trois fois contre Laval et on avait remporté la Coupe Dunsmore en 2019, a souligné le vétéran demi défensif. Une seule saison ne peut pas définir une équipe. Nos succès de 2021 n’auront rien à dire. C’est une nouvelle ère qui débute et je pense que Laval va arriver plus fort que jamais.»

Le pilote des Carabins, Marco Iadeluca, émet un bémol sur les 381 verges par la passe que le Rouge et Or a accordées aux Redbirds de McGill, samedi dernier. Il ne s’attend pas à une balade dans le parc.

«McGill misait sur un nouveau quart-arrière [Eloa Latendresse-Regimbald] et un nouveau système offensif, a souligné le pilote de Bleus. C’est un quart-arrière avec énormément de talent. Au sein du RSEQ, nous avons la meilleure cuvée de quarts-arrière depuis mes débuts en 2010. Ce n’est pas évident de se préparer dans ces circonstances. Quant à la Coupe Dunsmore de l’an dernier, je ne me souviens plus des statistiques. Nos lignes offensive et défensive devront dominer et on devra protéger le ballon.»

Jouer jusqu’au sifflet

Parmi les meilleurs pivots au pays, Jonathan Sénécal représente une menace constante pour les défensives adverses. «La force de Jonathan est qu’il court pour trouver un endroit pour tirer, a expliqué Constantin. C’est un quart-arrière de grand talent qui est très mobile et qui comprend bien ce qui se passe devant lui.»

«C’est certain que nos couvertures devront être plus serrées que lors du match à McGill, de poursuivre Constantin, mais le mot d’ordre cette semaine à l’entraînement est que nos demis défensifs doivent terminer leurs jeux jusqu’au coup de sifflet. Leur quart-arrière prolonge les jeux et il faudra être prêt.»

Prêt à tout

Même si le Rouge et Or a une forte propension à lancer le ballon depuis le début de la saison, Iadeluca se méfie de l’attaque terrestre de ses rivaux.

«Comme nous, Laval veut présenter une attaque diversifiée et on doit respecter les deux facettes, a-t-il mentionné. Leur ligne offensive compte deux joueurs de 5e année [Nicolas Guay et Nicolas Thibodeau] et Laval possède une très bonne offensive avec Arnaud Desjardins et Kevin Mital qui jouent du très bon football.»

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UNE LIGNE TERTIAIRE QUI VEUT SE REPRENDRE

La ligne tertiaire du Rouge et Or a connu un après-midi de travail difficile lors du match contre McGill, samedi dernier.

Laval a concédé 381 verges par la passe au pivot recrue Eloa Latendresse-Regimbald. Maxym Lavallée souhaite que ses potes corrigent le tir.

«On a commis plusieurs erreurs d’assignation et on ne veut pas que la situation se répète, a souligné le vétéran demi-défensif et capitaine. On a donné beaucoup de verges. Nous n’étions pas satisfaits de notre performance défensive et on veut progresser. On a raté des interceptions. Moi le premier. Les bandes vidéo vont être vraiment utiles, ce que nous n’avions pas lors du match à McGill.»

Un défi de taille

Si le défi est grand, Lavallée est heureux de se frotter au pivot Jonathan Sénécal.

«Je suis excité d’affronter un quart-arrière qui lance très bien le ballon et qui est au sommet de son art, a souligné le produit du CNDF. Ça n’a jamais été aussi vrai de jouer jusqu’au sifflet contre un gars de la trempe de Sénécal qui trouve le moyen de réussir de gros jeux dans des situations difficiles.»

Même si la communication dans le caucus pour ses coéquipiers de l’offensive devrait être plus facile, Lavallée aurait aimé se produire au CEPSUM.

«C’est dommage parce que c’est excitant de jouer devant une foule hostile. J’ai hâte de voir l’environnement à Grasset. À mon seul match avec le CNDF, on avait perdu en prolongation.»

Rôle accru pour des receveurs

Malgré le départ de quelques receveurs et la blessure de l’ailier espacé Hassane Dosso qui a été sélectionné sur la 2e équipe d’étoiles au pays en 2021 en vertu de ses 48 réceptions et quatre touchés pour 757 verges, Lavallée ne sous-estime pas le groupe de receveurs des Carabins.

«Il y a toujours des nouveaux visages parmi les receveurs et ils trouvent le moyen de réussir des gros jeux, a-t-il indiqué. S’ils sont sur le terrain, c’est parce que ce sont de bons joueurs. Je ne tiens rien pour acquis.»

Carl Chabot a toujours connu du succès face au Rouge et Or.

«Il est à surveiller depuis ses débuts universitaires, a souligné Lavallée au sujet du demi-inséré des Bleus. Il est excellent dans l’espace en raison de son agilité et il faudra s’assurer de le contenir et de bien plaquer. Il est plus physique sur le terrain que le vidéo peut le laisser croire.»