Baseball

Finale de la LBJÉQ: un combat d’échecs entre les Alouettes et le Royal

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C’est un coup sûr de deux points de Philippe Breton, en fin de sixième manche, qui a guidé le Royal vers la victoire dans le premier match de la finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ), mardi soir, à Repentigny. 

Tout juste avant lui, le jeune Giancarlo Paolucci avait par ailleurs accompli son boulot en déposant un amorti-sacrifice pour permettre à deux coéquipiers d’avancer de 90 pieds.

Jurant avec ce qu’on voit généralement dans le baseball professionnel depuis plusieurs années, la grande finale de la LBJÉQ opposant le Royal aux Alouettes de Charlesbourg prend des allures de combat d’échecs. Du jeu stratégique, avec des amortis et des buts volés, comme le sport devrait toujours être pratiqué selon plusieurs amateurs purs et durs.

«Du côté de Charlesbourg, il y a un gérant que je respecte énormément en Josué Peley, a mentionné rapidement l’entraîneur-chef du Royal, Mathieu Granger, après la victoire de 12 à 8 de son club, mardi, pour entamer la série 4 de 7. Je lui donne beaucoup de crédit pour le parcours de son équipe et c’est un gars plaisant à affronter.»

Déjà, les Alouettes en ont effectivement surpris plusieurs en atteignant la finale de la LBJÉQ. L’équipe de Charlesbourg, qui a vaincu tour à tour les Cardinals de LaSalle, les Bisons de Saint-Eustache et les Ducs de Longueuil lors des rondes précédentes, pourrait toutefois se retrouver à court de miracles face à Repentigny. Tirant de l’arrière 1 à 0, les Alouettes feront maintenant face à l’excellent lanceur Jacob Brault pour la deuxième rencontre, jeudi au parc Henri-Casault, dans l’arrondissement de Charlesbourg.

«Tout peut arriver, a toutefois prévenu Granger. De notre côté, on mise d’abord pour remporter les deux premiers matchs de la finale, mais la série est loin d’être terminée.»

Bientôt privé de Benjamin Sauvé

Dans ce long combat d’échecs que représente la finale de la LBJÉQ, il faut préciser que les deux équipes se retrouvent privées de pièces importantes. Charlesbourg a notamment perdu les services d’Antony Gilbert, qui a quitté le club pour le collège Northeastern Oklahoma A&M (NEO), aux États-Unis.

Ayant produit quatre points dans le premier match de la finale, frappant au passage un important circuit, le joueur d’arrêt-court Benjamin Sauvé, du Royal, en sera pour sa part à son dernier match de la campagne, jeudi. Il doit se rapporter au Collège Trinidad State, situé au Colorado.

«Benjamin fait partie des gars de cette ligue qui méritent qu’on parle de lui, a insisté Granger. C’est un excellent joueur, autant en défensive qu’à l’attaque.»

Sauvé, 20 ans, présente effectivement une moyenne au bâton de ,371 depuis le début des éliminatoires. Il a par ailleurs montré un rendement de ,441 en saison régulière, grâce à 60 coups sûrs en 39 matchs.

Au fil des parties éliminatoires, les équipes perdent parfois des cavaliers, des fous et des tours, mais aucun club finaliste, ni Repentigny ni Charlesbourg, n’ont pas encore couché leur roi sur l’échiquier.

- Devant être envoyé au monticule par le Royal en vue de la deuxième rencontre, Jacob Brault a montré un dossier de 9-0 et une moyenne de points mérités de 1,92 en saison régulière. Il a enchaîné avec une fiche de 2-0 et une moyenne de 0,64 en trois départs durant les séries.

- Après le match de jeudi soir à Charlesbourg, dès 19 h 30, la troisième partie de la finale de la LBJÉQ est prévue ce samedi 10 septembre (19 h) à Repentigny.

- Âgé de 17 ans, le lanceur Étienne Grondin-Harnois, du Royal, a été crédité de la victoire au terme du premier match de la finale, lui qui a œuvré pendant cinq manches.

Crédit photo : MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL