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Internationaux des États-Unis

Nick Kyrgios élimine encore Daniil Medvedev

Publié | Mis à jour

Daniil Medvedev, tenant du titre, a été éliminé dès les 8e de finale de l'US Open, terrassé 7-6, 3-6, 6-3, 6-2 par Nick Kyrgios (25e) qui a envoyé un message à la concurrence, dimanche à New York.

Avec cette défaite, il est certain de perdre sa place de N.1 mondial, qui échoira soit à Rafael Nadal (3e), Carlos Alcaraz (4e) ou Casper Ruud (5e), tous trois encore en lice.

L'Australien, qui accède pour la première fois à ce stade du Majeur new-yorkais, tentera lui de faire mieux contre un autre Russe Karen Khachanov (31e).

C'était la troisième fois de l'année que les deux joueurs s'affrontaient. Si en janvier Kyrgios, alors aux prémices d'une véritable renaissance après deux années noires plombées par une dépression et des pensées suicidaires, avait fini par céder «chez lui» au 2e tour de l'Open d'Australie, au terme déjà d'un gros combat, il avait pris sa revanche au même stade du Masters 1000 de Montréal début août.

Entre-temps, dans l'euphorie d'une finale à Wimbledon, certes perdue contre Novak Djokovic, et de sa victoire à Washington, qui a mis un terme à trois ans de disette, le joueur, aussi talentueux que volcanique, s'est quelque peu assagi pour mieux se montrer conquérant.

Sa performance face au Russe a été l'éclatante confirmation de cette mue spectaculaire. Son tennis a été flamboyant, percutant et fin, sans fausse note ni peur ni frein, à l'image du premier tie-break remporté au forceps dans une séquence de haute volée, en ayant effacé au passage trois balles de set.

«Je suis heureux d'être enfin capable de montrer à New York à quel point je peux bien jouer. Je travaille chaque jour, vraiment dur, je veux que chaque entraînement compte», a-t-il réagi.

Démonstration de force

L'Australien a aussitôt décompensé, à l'image de trois doubles fautes sur son premier jeu de la deuxième manche, qui ont permis au Russe de s'échapper pour mieux égaliser. Et il a balancé quelques fois sa raquette au sol, sans oublier d'éructer à gauche, à droite sa frustration.

Tout Kyrgios résumé en deux sets... Mais c'est son tennis lumineux qui a éclipsé son côté sombre. Quitte à faire une bêtise, animé d'une joyeuse folie, lorsqu'il a contourné le filet, au début du troisième set, pour remettre dans le court un revers de Medvedev qui allait sortir des limites. 

«Je croyais avoir le droit. Ça va être partout sur les réseaux sociaux et je vais passer pour un idiot», a-t-il dit sur le court.

Sa démonstration de force n'en a pas moins été éclatante jusqu'au bout. Quand Medvedev parvenait à l'inquiéter, car le Russe n'a pas été mauvais loin de là, Kyrgios a su forcer son destin, notamment à la volée et souvent grâce à sa première balle (21 as). Il en a notamment aligné deux bienvenues, suivies d'un service gagnant au 4e set, pour éviter d'être débreaké.

Son «Let's goooooooo!» hurlé succédait alors à des obscénités qui lui valurent un avertissement quelques minutes plus tôt. Irrésistible, il ne manquait justement pas d'aller au bout de sa performance, qui fait de lui plus que jamais un très, très sérieux candidat au titre. 

«Je vais me coucher. Avant, je serais sorti», a-t-il conclu au micro. Changé on vous dit.

Autres résultats

4e tour (simple hommes)

  • Matteo Berrettini (ITA/N.13) bat Alejandro Davidovich (ESP) 3-6, 7-6 (2), 6-3, 4-6, 6-2
  • Casper Ruud (NOR/N.5) bat Corentin Moutet (FRA) 6-1, 6-2, 6-7 (4), 6-2

4e tour (simple femmes)

  • Cori Gauff (USA/N.12) bat Zhang Shuai (CHN) 7-5, 7-5
  • Caroline Garcia (FRA/N.17) bat Alison Riske (USA/N.29) 6-4, 6-1